Renault: Le constructeur français dévoile sa «Talisman»

AUTOMOBILE Cette nouvelle berline sera assemblée à Douai, dans le Nord...

20 Minutes avec agence

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Capture d'écran de la vidéo de présentation de la Renault Talisman à Chantilly, le 6 juillet 2015.
Capture d'écran de la vidéo de présentation de la Renault Talisman à Chantilly, le 6 juillet 2015. — RENAULT

Renault repart à l’assaut du difficile marché des berlines moyennes supérieures. Et pour ce faire, le constructeur français a choisi de lancer sa « Talisman ». Le PDG du groupe au Losange Carlos Ghosn a révélé la nouvelle née de sa gamme lundi après-midi au château de Chantilly (Oise), à 50 kilomètres au nord de Paris.

Renault a entretenu le suspense en dévoilant simplement le nom de ce nouveau modèle. Et avec « Talisman », la marque rompt donc avec la tradition lancée en 1993 d’appeler « Laguna » sa berline du segment « D ». Lors du lancement de la Laguna 3, en 2007, le constructeur français avait insisté sur l’effort réalisé en matière de qualité, après des déboires de la Laguna 2. Mais un physique controversé a fait oublier ses atouts dynamiques pourtant salués par la presse spécialisée.

Une voiture plus longue que l’actuelle Laguna

Alors que la seconde génération avait atteint 265.000 unités vendues en 2002, la troisième n’a jamais dépassé les 100.000 ventes, au point de mettre en doute la survie de l’usine de Sandouville (Seine-Maritime). La Talisman sera, elle, assemblée à Douai (Nord), dans la même usine que les récents « crossovers » Espace et Kadjar.

Les photos de modèles camouflés laissent envisager une voiture plus longue que l’actuelle Laguna (4,69 mètres). On y décèle un épaulement sur les ailes arrières caractéristique des créations du patron du design, Laurens van den Acker, à qui l’on doit notamment la petite Clio et la Kadjar. Comme ce dernier, la Talisman aura une vocation internationale au-delà de l’Europe, en particulier sur le marché chinois encore friand de « berlines statutaires », indique-t-on de source proche de Renault.

« Les marges sont quand même meilleures qu’ailleurs »

Rappelons qu’en France et en Europe, les berlines classiques des constructeurs généralistes marquent le pas, notamment à cause de l’hégémonie allemande et de la concurrence de nouvelles silhouettes.

« Renault essaie d’exister quand même sur un segment dont ils savent que si l’on arrive à écouler un minimum de véhicules, les marges sont quand même meilleures qu’ailleurs », remarque Jean-François Belorgey, du cabinet de consultants Ernest & Young. « Ils bénéficient aussi des synergies avec Nissan et du partage de plateforme avec l’Espace. »