Grèce : Yanis Varoufakis annonce sa démission forcée

CRISE Le ministre des Finances a pris cette décision à la demande d'Alexis Tsipras...

J.S avec AFP

— 

Le Premier ministre grec Yanis Varoufakis lors d'une conférence de presse le 5 juillet 2015 à Athènes
Le Premier ministre grec Yanis Varoufakis lors d'une conférence de presse le 5 juillet 2015 à Athènes — ANDREAS SOLARO AFP

Un signal en direction de la troika. Yanis Varoufakis le, très décrié par les créanciers européens, ministre grec des Finances a annoncé lundi matin sa démission. Alors que le « Non » au référendum l’a lagement emporté dimanche, le (trop) charismatique Varoufakis prend la porte. Le Premier ministre, Alexis Tsipras aurait cédé aux demandes des créanciers de son pays.

Une démission forcée

Dans une note de blog, l’économiste explique sans détour que les créanciers du pays ont demandé sa tête et qu’Alexis Tsipras a accédé à leur demande. « Peu de temps après l’annonce des résultats du référendum, on m’a informé d’une certaine préférence de certains membres de l’Eurogroupe, et de partenaires associés, (…) pour mon absence des réunions, une idée que le Premier ministre a jugé potentiellement utile à l’obtention d’un accord. Pour cette raison je quitte le ministère des Finances aujourd’hui ». Avant d’ajouter « Je considère qu’Il est de mon devoir d’aider Alexis Tsipras »

Selon lui, « la valeur » du résultat du référendum, qui a vu le non l’emporter à 61,31 %, est « importante », « comme (celle de) tous les combats pour les droits démocratiques ». « La grande légitimité apportée à notre gouvernement » doit être « investie immédiatement dans un OUI à une solution adéquate », a-t-il ajouté, appelant à un accord comprenant « une restructuration de la dette, moins d’austérité, une redistribution en faveur des plus démunis, et de vraies réformes ».

Sur Twitter, Yanis Varoufakis a tweeté en anglais un très direct « Je ne suis plus ministre ! »

 

EN DIRECT. « Non » au référendum en Grèce : Suivez la situation en direct sur « 20 Minutes »

C’est peu dire que le ministre des Finances était peu apprécié des négociateurs européens. Et il leur rendait bien. Samedi, alors que les Grecs ne s’étaient pas encore rendus aux urnes, Yanis Varoufakis avait accusé les créanciers de la Grèce de « terrorisme ».

Aujourd'hui il a terminé le post de son blog d'un « Je porterai le dégoût des créanciers avec fierté »