Grèce: Alexis Tsipras souhaite «une décote de 30% de la dette grecque» et «une période de grâce de 20 ans»

ECONOMIE Le Premier ministre grec  s’est à nouveau exprimé à la télévision ce vendredi…

C.P. avec AFP

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Le premier ministre grec Alexis Tsipras s'adresse à la nation, le 1er juillet 2015 à Athènes
Le premier ministre grec Alexis Tsipras s'adresse à la nation, le 1er juillet 2015 à Athènes — - ERT

A quelques jours du référendum du 5 juillet sur le plan d’aide, le gouvernement grec poursuit son jeu de poker menteur et entend garder la main.

Lors d’une allocution télévisée, le Premier ministre Alexis Tsipras a voulu fixer ses conditions pour la reprise des négociations avec ses créanciers. Il souhaite « une décote de 30 % de la dette grecque » et « une période de grâce de 20 ans ».

https ://twitter.com/tsipras_eu/status/616958457372131329

« Contexte dégradé »

Après s’être félicité de la publication jeudi du rapport du Fonds monétaire international (FMI) allant dans le même sens au sujet d’une dette grecque qui atteint environ 176 % du PIB, le Premier ministre a déploré que cette position de l’institution « n’ait jamais été présentée par les créanciers (à Athènes) pendant les cinq mois de négociation » passés sur la poursuite de l’aide financière au pays.

Ces déclarations interviennent alors que Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, partisan de la ligne dure, envers Athènes, rappelle dans une interview à paraître samedi dans le tabloïd allemand Bild, que le programme d’aide dont bénéficiait la Grèce a expiré. Après le référendum, « les Grecs peuvent faire une demande pour ouvrir des négociations », mais celles-ci auraient lieu « sur une base complètement nouvelle et dans un contexte dégradé », a-t-il prévenu. « Cela va prendre un moment ».