Ce qu'il faut savoir avant de partir en vacances en Grèce

TOURISME L'aggravation de la crise n'est pas totalement sans conséquence pour les voyageurs...

Céline Boff
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Une statue de Socrate, le 27 juin 2015 à Athènes
Une statue de Socrate, le 27 juin 2015 à Athènes — ARIS MESSINIS AFP

« Chers voyageurs, n’ayez aucune crainte ! ». Après une semaine mouvementée, les autorités grecques cherchent à rassurer les touristes. Certes, le pays est au bord du défaut de paiement. Pour éviter l’effondrement de ses banques, le gouvernement a d’ailleurs dû prendre une série de mesures, à commencer par la limitation des retraits en espèces dans les banques.

Jusqu’au 6 juillet, les citoyens pourront retirer 60 euros maximum par jour à un distributeur automatique… Sauf s’ils disposent d’une carte de crédit délivrée à l’étranger. « Dans ce cas, il n’y a aucun plafond et il y aura toujours du cash disponible. Les distributeurs sont régulièrement approvisionnés », nous assure-t-on à l’ambassade de Grèce en France.

Le son de cloche est pourtant différent au ministère français des Affaires étrangères. Ce lundi, il a actualisé ses recommandations aux voyageurs, leur conseillant « de se munir de liquidités suffisantes » en raison « de difficultés possibles pour retirer de l’argent aux distributeurs de billets ».

Les transports sont gratuits

Mais attention à ne pas placer toutes ces espèces dans le même bagage : « Les vols à la tire, accompagnés parfois d’agressions, sont en constante augmentation dans certains quartiers d’Athènes », explique le site France diplomatie.

Les pickpockets agissent notamment aux alentours de l’Acropole, plus précisément dans les espaces verts de la colline Filopappou, de Monastiraki et d’Omonia, ainsi que dans les gares de Larissa et de Peleponnisos. La plus grande vigilance s’impose aussi dans le métro et a fortiori sur la ligne reliant l’aéroport à la capitale.

En revanche, et c’est une bonne nouvelle pour les touristes, les transports en commun seront gratuits jusqu’au 6 juillet inclus à Athènes et dans sa banlieue. Cette décision répond sans doute à l’afflux constaté dans les stations-service. « La consommation d’essence a augmenté de 20 % ce week-end par rapport à la semaine précédente », explique Dimitris Makrivelios, le président de l’Union grecque des propriétaires de stations-service.

Faut-il pour autant redouter une pénurie de carburant, qui s’avérerait problématique pour les touristes ayant loué un véhicule ? « Non, l’approvisionnement est garanti pour assurer une vie normale et agréable aux visiteurs tant dans les grandes villes qu’en province et dans les îles », répond le ministère grec du Tourisme.

« De nombreux cas de rage ont été signalés »

« Depuis le début de la crise, les raffineries fonctionnent normalement alors que la circulation ne cesse de se réduire. Il n’y a donc aucun risque », renchérit l’un des porte-parole de l’Ambassade de Grèce en France. Les touristes devraient donc pouvoir gagner sans peine la campagne ou la montagne hellénique, où le risque le plus grand est constitué… par les chiens. Avec la crise, de nombreuses bêtes ont été abandonnées et elles errent souvent en meute. « La vigilance s’impose d’autant plus que de nombreux cas de rage ont été signalés », précise France diplomatie.

Dernière recommandation, qui a également à voir avec la crise… mondiale, cette fois-ci, et plus précisément avec l’afflux de migrants via la Méditerranée. Si l’Italie subit de plein fouet l’immigration clandestine, la Grèce n’est pas épargnée. Les voyageurs embarquant sur des ferries depuis les ports de Patras et d’Igoumenitsa pour rejoindre l’Italie doivent se montrer extrêmement attentifs s’ils se déplacent avec un véhicule.

« La prise en charge d’un passager clandestin par un automobiliste, même à son insu, constitue un délit en Grèce, et les conducteurs interpellés s’exposent à des sanctions pénales sévères », assure le ministère français des Affaires étrangères.