Parkings, gaz, allocations familiales, dépistage du sida...: Tout ce qui va changer au 1er juillet

ECONOMIE Des bonnes et des mauvaises nouvelles sont à prévoir début juillet... 

Claire Chédeville

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Illustration d'une carte vitale et d'une feuille de soins de l'assurance maladie.
Illustration d'une carte vitale et d'une feuille de soins de l'assurance maladie. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Comme chaque année, le 1 er juillet est marqué par des changements susceptibles d’avoir un impact sur votre portefeuille et votre vie au quotidien. 20 minutes, revient sur les modifications qui entreront en vigueur dès ce mercredi.

Une baisse des allocations familiales

Depuis 1945, les familles recevaient des allocations familiales en fonction du nombre d’enfant à charge. A partir du 1 er juillet, les revenus seront aussi pris en compte.

Les ménages ayant un revenu de 6.000 euros par mois combiné verront le montant de leurs allocations divisé par deux. Au-delà de 8.000 euros, elles seront divisées par quatre. Afin d’éviter les effets de seuil, pour qu’une famille gagnant 6.001 euros ne perçoive pas moitié moins d’allocations qu’à 5.999 euros de revenus, un complément dégressif sera versé aux ménages dépassant de peu l’un des plafonds. Environ 485.000 foyers devraient être concernés d’ici fin juillet.

Allocations familiales : Les perdants de la modulation

Une baisse des tarifs du gaz

Les tarifs réglementés hors taxes du gaz vont baisser en moyenne de 1.3 %. Ces derniers ne cessent de reculer depuis le mois d’Avril du fait du repli des prix du gaz naturel sur le marché a expliqué la commission de régulation de l’énergie (CRE).

Des indemnités chômage revalorisées

Environ 1,6 million de demandeurs d’emploi bénéficiaires de l’assurance chômage verront leurs indemnités revalorisées de 0.3 %. Cette hausse s’appliquera à l’allocation minimale qui passera de 28.58 euros par jour à 28.67 euros. Mais aussi à la partie fixe des allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE) qui s’élèvera à 11.76 euros au lieu de 11.72 euros selon l’Unédic.

La facturation au quart d’heure des parkings entre en vigueur

Prévue dans la loi Hamon, la facturation au quart d’heure des parcs de stationnement entre officiellement en vigueur ce mercredi. Cette mesure destinée à freiner les abus de la facturation par heures indivisibles ne devrait toutefois pas bénéficier aux consommateurs : l’UFC-Que Choisir dénonce en effet une flambée des tarifs à l’approche du 1er juillet. selon les relevés de l’association de consommateurs, le prix moyen d’une heure de stationnement est passé de 1,90 eurs en 2013 à 2,04 euro en 2015, soit une augmentation de 7,4 %… alors qu'« une hausse de 5,4 % en moyenne est suffisante pour maintenir inchangé le chiffre d’affaires des parkings », selon l’UFC.

Pourquoi les tarifs des parkings augmentent

Le tiers payant s’appliquera aux bénéficiaires de l’Aide à la complémentaire santé (ACS)

Jusqu’à présent l’ACS permettait aux patients d’avancer uniquement les frais de la part mutuelle, désormais il n’y aura plus rien à débourser. Les médecins voient d’un mauvais œil ce nouveau dispositif et les syndicats les encouragent vivement à le boycotter. 1,2 million de personnes seront concernées par ce changement.

Au 1er juillet, les Français modestes pourront se soigner « moins cher »

Des autotests de dépistage du sida en pharmacie

Le ministère de la santé a annoncé la vente en pharmacie d’autotests de dépistage à partir du 1er juillet. A partir d’une goutte de sang, ils doivent permettre de savoir en quelques minutes si une personne est positive ou non au VIH. Une plateforme téléphonique sera également ouverte pour accompagner dans leurs démarches les utilisateurs de ces autotests.

Une protection contre l’amiante renforcée

Conformément à un décret de mai 2012, la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) aux matériaux cancérigènes, qui était de 100 fibres par litre est abaissée à 10 fibres par litre. Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), l’amiante interdit depuis 1997, mais encore présent dans de nombreux bâtiments, est responsable chaque année de près de 5.000 maladies reconnues comme étant liées au travail.