Areva va céder sa filiale américaine Canberra

INDUSTRIE Détenu à près de 87% par l'État, le groupe a accusé une perte nette d'environ 5 milliards d'euros en 2014...

20 Minutes avec agences

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Le logo du groupe nucléaire français Areva
Le logo du groupe nucléaire français Areva — Charly Triballeau AFP

Areva a annoncé ce lundi avoir engagé le processus de cession de Canberra, sa filiale américaine, spécialisée dans les instruments et systèmes de mesures nucléaires.

Celle-ci intervient dans le contexte d’un « plan de transformation mené par Areva » qui « porte le groupe à se recentrer sur les procédés du cycle nucléaire » indique le groupe nucléaire dans un communiqué, précisant que « les salariés de Canberra ont été informés de cette démarche ».

Une cession déjà envisagée en 2013

Cette entité, basée outre-Atlantique compte un millier de collaborateurs dans le monde dont un quart en France a confirmé le groupe, qui avait d’ailleurs déjà essayé de la vendre en 2013. L’an dernier, la firme qui conçoit, fabrique et commercialise des équipements et systèmes de détection et de mesure de radioactivité pour la protection des opérateurs et du grand public, a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 180 millions d’euros.

Un groupe en proie à des difficultés financières

En grande difficulté depuis plusieurs années suite à la catastrophe de Fukushima et de lourdes dépréciations dans les mines d’uranium, Areva s’est lancée depuis plusieurs mois dans une réorganisation afin de redresser ses comptes.

Détenu à près de 87 % par l’État, le groupe a accusé une perte nette d’environ 5 milliards d’euros en 2014. L’entreprise, qui emploie 44.000 personnes (dont 29 000 en France), a engagé un plan d’économies d’un milliard d’euros d’ici à 2017 qui devrait se traduire par la suppression de 6 000 postes, dont 3 000 à 4 000 en France. Début juin, L’Etat a également décidé qu’EDF reprendrait la majorité de l’activité réacteurs d’Areva.