Recrutement: Les secteurs qui croient déjà à la reprise

EMPLOI Alors que le nombre d'inscrits à Pôle emploi a encore progressé en mai, certains secteurs commencent à accélerer leurs recrutements... 

Lison Lagroy
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Le ministre de Travail François Rebsamen espère "une décrue du nombre de demandeurs d'emploi" à la fin de l'année.
Le ministre de Travail François Rebsamen espère "une décrue du nombre de demandeurs d'emploi" à la fin de l'année. — Philippe Huguen AFP

Malgré la nouvelle hausse du nombre de demandeurs d'emploi en mai, le gouvernement et les instituts de prévision le disent et le répètent : l’année 2015 sera meilleure que 2014 sur le front de l’emploi. Et certaines entreprises semblent déjà y croire.

Les services aux entreprises en pôle position

Pour Gwenaëlle Quénaon-Hervé, Directrice Générale Adjointe et cofondatrice du site d’offres d’emploi RegionsJob, il y a vraiment du mieux tant pour les emplois cadres que pour les emplois non-cadres. « On avait déjà constaté cela l’année dernière, mais en 2015, c’est fulgurant. Nous avons 15 % de mise en ligne d’annonces en plus depuis début 2015 ». Ce mois-ci, le site qui recense les annonces en fonction des préférences géographiques compte plus de 31.000 offres : une barre symbolique qui n’avait pas été franchie depuis quelques années. Preuve que les offres d’emplois existent, surtout en juin, quand les campagnes de recrutement pour la rentrée débutent.

Si la reprise reste à confirmer, cette tendance reste « positive pour le marché de l’emploi et pour ceux qui cherchent un travail », selon cette spécialiste. Parmi les secteurs les plus dynamiques, elle cite les services aux entreprises (prestation de services, cabinets d’audit, etc.), le commerce, qui « continue à progresser », le BTP, variable selon les régions mais qui reste « globalement en hausse ». Au niveau des types d’emplois, ce sont plutôt des fonctions commerciales, de gestion (comptabilité par exemple), d’ingénierie ou d’information qui sont porteurs.

Chez les cadres, il faut compter sur l’informatique

Pierre Lamblin, directeur du département étude et recherche de l’APEC (Association pour l'emploi des cadres du privé) perçoit aussi une tendance de recrutement à la hausse (174.000 emplois par an, contre 169.600 en 2014) mais qui reste « loin des niveaux records parfois atteints ». Une entreprise sur deux aurait l’intention d’embaucher un cadre en 2015.

Des recrutements qui se feraient surtout dans les domaines des activités informatiques et numériques, des services ingénierie et recherche-développement (chefs de projet, chercheurs…), mais également de la banque et des assurances et de. l’industrie.

Pour Fabrice Coudray, directeur du cabinet de recrutement spécialisé Robert Half, il est évident que le chômage « va finir par baisser ». De part son expérience aux côtés d’entreprises diverses et variées, il constate que ces dernières « ouvrent plus de postes que l’année dernière ». En précisant, « Avant, on remplaçait seulement des postes vacants. Aujourd’hui, on crée des postes ». Et cela fait toute la différence.