La croissance du secteur privé français au plus haut depuis 4 ans

CONJONCTURE Le cabinet Markit a publié ce mardi son indicateur PMI…

C.P.

— 

La croissance de la zone euro a atteint en février un plus haut de sept mois, grâce au regain de l'économie française qui est sortie de sa torpeur
La croissance de la zone euro a atteint en février un plus haut de sept mois, grâce au regain de l'économie française qui est sortie de sa torpeur — Philippe Huguen AFP

Ça se confirme. La reprise gagne du terrain en France. Selon le cabinet Markit, l’activité dans le secteur privé français a crû pour le cinquième mois consécutif en juin.

Meilleure performance depuis 46 mois

Selon la version « flash » des indicateurs PMI de Markit publiés ce mardi, la France « enregistre son meilleur trimestre depuis près de quatre ans » (46 mois) : avec un indice PMI à 53,4, la France se maintient donc au-dessus seuil des 50 points qui sépare croissance et contraction pour le cinquième mois d’affilée

L’activité a nettement accéléré dans le secteur des services (54,1 contre 52,8 en mai), tandis que l’indice du secteur manufacturier a progressé, à 50,5 contre 49,4 en mai, dépassant la barre de 50 et renouant avec la croissance pour la première fois depuis avril 2014.

« Phase de reprise »

Dans sa note de conjoncture publiée le 18 juin, l’Insee tablait sur une hausse de l’activité de 0,3 % au deuxième et au troisième trimestres 2015 et de 0,4 % au suivant après +0,6 % sur les trois premiers mois de l’année. Au global, l’institut prévoyait sur l’ensemble de l’année une croissance de 1,2 %, supérieure à la prévision gouvernementale de 1 % et estimait que la France était « clairement rentrée dans une phase de reprise de l’activité ».

Toutefois la croissance ne retrouverait pas encore son rythme de 2010 (+1,9 %) et 2011 (+2,1 %), « essentiellement du fait d’un redémarrage encore modeste de l’investissement des entreprises (+1 % en 2015 contre +4 % en moyenne en 2010 et 2011) et du fort recul de celui des ménages (-4,7 % en 2015 contre +1,5 % en 2010 et +1 % en 2011) », notait l’Insee dans sa note.

Selon ses prévisions, le chômage record que connaît le pays ne devrait pas décroître dans l’immédiat. « Au deuxième trimestre 2015, les créations d’emplois seraient encore trop ténues pour absorber la hausse de la population active », explique l’Insee qui table sur stabilisation du chômage à 10,4 % au second semestre.