Les quinquas craquent pour les fast-foods

RESTAURATION Mais ils privilégient les salades et les eaux...

20 Minutes avec AFP

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Paris le 21 fevrier 2012. Restaurant Bio Burger dans le passage Choiseul. Hamburger avec des produits issus de l'agriculture biologique.
Paris le 21 fevrier 2012. Restaurant Bio Burger dans le passage Choiseul. Hamburger avec des produits issus de l'agriculture biologique. — A. GELEBART

Les fast-foods classiques ont du mal à séduire les 16-34 ans en France, mais ils trouvent de plus en plus de clients parmi les quinquas, selon les premiers résultats d'une étude publiés jeudi par le cabinet NPD Group.

«Si ces huit dernières années, la restauration rapide classique a perdu sur les visites des 16-24 ans et des 25-34 ans, les 50 ans et plus progressent de 40% entre 2008 et 2015», souligne NPD group. A tel point qu'ils représentent aujourd'hui 16% des visites du secteur.

Pourtant moins affectés par le chômage et les problèmes de pouvoir d'achat que les plus jeunes, les quinquagénaires apprécient dans la restauration rapide (fast-foods, vente à emporter, grandes et moyennes surfaces, boulangeries, cafétérias, NDLR) la «praticité et la fonctionnalité d'un déjeuner sur le pouce», souligne l'étude.

30% de leurs visites ont lieu l'après-midi

Les quinquas, qui étaient ados ou jeunes adultes à l'arrivée du fast-food à l'aube des années 1980, n'hésitent plus par ailleurs à consommer en dehors du déjeuner puisque 30% de leurs visites ont lieu l'après-midi lorsqu'ils sont en pause.

Tout comme les 18-24 ans, les quinquas surveillent cependant leur assiette et consomment davantage que la moyenne les salades et les eaux en restauration rapide. Ils sont également moins adeptes du burger traditionnel que la moyenne de la population française. «Les burgers de qualité pourraient toutefois avoir un avenir intéressant auprès de cette cible épicurienne», précise NPD Group.

Après avoir pris son envol dans les années 2008-2009, le secteur de la restauration rapide a progressivement ralenti et perdu 130 millions de visites depuis 2009. Fin 2014, le segment des burgers pourtant très en vogue était à la peine, un recul que NPD Group explique par l'apparition du concept de fast casual qui marie rapidité et qualité du produit.

La restauration rapide souffre

«Le début de 2015 a été très difficile pour la restauration au global, y compris pour la restauration rapide», souligne Maria Bertoch, expert restauration au sein de NPD Group, citée dans le communiqué qui s'attend à des consommateurs moins nombreux surtout parmi la population active.

Les chiffres de NPD Group pour le marché français s'appuient sur un panel de consommateurs qui suit le comportement des clients de la restauration commerciale et collective 365 jours sur 365, et interroge 14.000 personnes par mois.