Areva: Une cinquantaine de licenciements dans la branche énergies renouvelables

SOCIAL Les syndicats redoutent des « licenciements secs » et la direction assure, elle, « tout faire » pour éviter les « départs contraints »...

20 Minutes avec agences

— 

Le logo du groupe nucléaire français Areva
Le logo du groupe nucléaire français Areva — Charly Triballeau AFP

Le groupe nucléaire Areva prévoit de licencier une cinquantaine de salariés de sa division énergies renouvelables, a-t-on appris ce lundi auprès de la direction et des syndicats.

Areva va mettre fin à « une partie des activités "renouvelables" en France », ce qui se traduira par « une cinquantaine » de licenciements secs, a effectivement assuré Jean Pierre Bachmann (CFDT). Sollicité par l’AFP, le groupe nucléaire a confirmé qu’une procédure de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) était « en cours de lancement » concernant les activités « de biomasse et de torréfaction », soit 47 personnes.

Le plan social concerne l’ensemble des salariés d’un centre bordelais

Selon José Montes (FO), le plan social concerne une partie du personnel à Paris et surtout l’ensemble des salariés du centre technique bioénergie, près de Bordeaux, spécialisé dans la torréfaction de biomasse (production de charbon à partir de bois et de déchets végétaux). De son côté, l’entreprise, détenue à 87 % par l’État, a affirmé vouloir « tout faire pour éviter des départs contraints », sachant que « tous les salariés recevront une proposition de reclassement dans le groupe ».

Pour les syndicats CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et UNSA d’Areva, le plan social porte ainsi « un sérieux coup de canif au peu de confiance qu’il restait dans la capacité de nos dirigeants à sortir correctement le groupe de la grave crise qu’il traverse ».

« Un manque de loyauté, de respect et de responsabilité »

Et de rappeler que depuis qu’Areva a annoncé début mai jusqu’à 4.000 suppressions d’emplois dans l’Hexagone (1), le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a répété qu’il n’y aurait « aucun licenciement » en France.

Evoquant « les engagements publics des ministères et même de la présidence de la République », l’intersyndicale avoue ne pas pouvoir « accepter un tel manque de loyauté, de respect et de responsabilité qui bafoue toutes les promesses alors que les négociations ne font que commencer ». Cette annonce « en dit long sur la question de la garantie » offerte sur l’emploi par l’exécutif, a relevé Jean Pierre Bachmann.

 

(1). Après avoir essuyé en 2014 une perte nette record de près de 5 milliards d’euros, Areva a lancé un plan d’économies d’un milliard d’euros et la suppression de 6.000 postes dans le monde, dont 3.000 à 4.000 en France. Le spécialiste du nucléaire entend également se désengager de la division énergies renouvelables, lancée en 2007.