Le «choc fiscal» aura bien lieu

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L'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République est approuvée par 67% des Français, soit 24 points de plus que celle de Jacques Chirac à la fin de son quinquennat, et les débuts du mandat Sarkozy sont jugés plutôt réussis par 76% contre 23%, selon le tableau de bord de l'Ifop à paraître jeudi dans Paris Match.
L'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République est approuvée par 67% des Français, soit 24 points de plus que celle de Jacques Chirac à la fin de son quinquennat, et les débuts du mandat Sarkozy sont jugés plutôt réussis par 76% contre 23%, selon le tableau de bord de l'Ifop à paraître jeudi dans Paris Match. — Robert François AFP/Archives

Nicolas Sarkozy ne voulait surtout pas manquer cette première réforme d’ampleur de son quinquennat. Alors que le président de la République est au G8, il est aussi dans «Le Figaro» pour expliquer les priorités de sa présidence: la réforme fiscale. «Dans l’immédiat, je veux faire passer un texte économique et financier très fort qui montrera la cohérence de notre politique.»

Retrouvez les principales mesures du «choc fiscal» version Sarkozy…

Pour ne pas perdre de temps, le projet de loi sur les mesures fiscales et sociales du gouvernement a été déposé, mardi soir, au conseil d'Etat.

Ce projet, qui comprend huit articles, reprend les différentes mesures annoncées pour l'emploi et la fiscalité, comme l'exonération de charges sociales et d'impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires effectuées à compter du 1er octobre 2007 ou encore la suppression des droits de succession au profit du conjoint survivant ou du partenaire pacsé.

Pour François Hollande, la suppression des droits de succession et le bouclier fiscal vont coûter au total quelque 15 milliards d'euros. Le premier secrétaire du Parti socialiste a précisé que pour financer de tels «cadeaux fiscaux», le gouvernement allait «augmenter de 2 à 3 points les taux de TVA».