Une agence Pôle emploi à Strasbourg. (Illustration)
Une agence Pôle emploi à Strasbourg. (Illustration) — G. VARELA / 20 MINUTES

SOCIAL

L'OCDE prévoit une «légère» inversion de la courbe du chômage en France pour fin 2015

Le taux de chômage serait de 10% au deuxième semestre de 2015...

L’inversion de la courbe du chômage tant espéré par l’exécutif pointe enfin le bout de son nez. Le taux de chômage devrait entamer une « légère » décrue en France durant la seconde moitié de 2015, après un pic en milieu d’année, selon les dernières perspectives de l’OCDE publiées mercredi.

Le chômage atteindrait 10,1 % de la population active métropolitaine au premier trimestre 2015 (+0,1 point par rapport à fin 2014) puis 10,2 % au deuxième, avant de redescendre à 10,1 % en fin d’année puis à 10,0 % fin 2016, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui préconise des « réformes structurelles du marché du travail ». En incluant l’outre-mer, le chômage s’élèverait à 10,5 % fin 2015 et à 10,4 % fin 2016.

Reprise retardée des embauches

Ces prévisions confortent celles du ministre du Travail François Rebsamen, qui attend « une baisse du nombre de demandeurs d’emploi en fin d’année ». L’Insee dévoilera jeudi son taux de chômage au premier trimestre, trois jours après la publication d’un nouveau record de demandeurs d’emploi sans activité inscrits à Pôle emploi fin avril (3,53 millions en métropole).

« La faible confiance des entreprises pèse toujours sur les investissements, ce qui implique une reprise retardée des embauches et une baisse seulement légère du chômage » ces prochains trimestres, écrit l’OCDE dans son rapport, qui se base sur une prévision de croissance de 1,1 % en 2015 et de 1,7 % l’année suivante.

Pour accélérer la marche, l’organisation internationale recommande, en « priorité », de mener des « réformes structurelles du marché du travail ». Elle adresse un satisfecit au Pacte de responsabilité et au Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) qui vont « abaisser le coût du travail d’environ 1,4 point de Produit intérieur brut (PIB) lorsqu’ils auront atteint leur pleine mesure en 2016 ». Mais ces politiques en faveur de la compétitivité des entreprises risquent d’être « contrebalancées par une hausse dynamique des salaires », met en garde l’OCDE.

Augmenter l'apprentissage

« Restaurer la compétitivité et améliorer la productivité nécessitent des réformes structurelles plus ambitieuses », martèle-t-elle, appelant à « amplifier significativement » les efforts « pour alléger la charge réglementaire et accroître la concurrence. »

Enfin, l’OCDE conseille au gouvernement de favoriser la montée en « compétences », notamment par une augmentation « significative » de l’apprentissage dans le secondaire, pour « alimenter la croissance sur le long terme ». L’OCDE compte 34 pays membres développés (Etats-Unis, Union européenne, Australie, Japon…) et émergents (Mexique, Chili, Turquie…). La Chine, le Brésil et l’Inde n’en font pas partie.