Wall Street, attentiste, finit en léger repli

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Selon une étude de S Dow Jones, c'est au total plus de 900 milliards de dollars qui ont été redistribués en 2014 aux actionnaires des entreprises composant l'indice américain S 500, un record et une hausse de près de 15% sur un an seulement
Selon une étude de S Dow Jones, c'est au total plus de 900 milliards de dollars qui ont été redistribués en 2014 aux actionnaires des entreprises composant l'indice américain S 500, un record et une hausse de près de 15% sur un an seulement — Stan Honda AFP

Wall Street a fini la séance de mardi en léger repli, restant attentiste pendant que se décantent les négociations sur la dette grecque et avant la publication vendredi des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis: le Dow Jones a perdu 0,16% et le Nasdaq 0,13%.

Après avoir tenté une percée dans le vert en début d'après-midi, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a cédé 28,43 points, à 18.011,94 points, selon des résultats définitifs. Le Nasdaq, à dominante technologique, a perdu 6,40 points, à 5.076,52 points.

L'indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, a cédé 0,10%, soit 2,13 points, à 2.109,60 points.

«On fait du surplace, on veut voir ce qui va se passer en Europe et on attend les chiffres mensuels sur l'emploi (devant paraître vendredi aux Etats-Unis), qui nous donneront certainement une perspective supplémentaire sur le calendrier potentiel d'une hausse des taux d'intérêt» par la Réserve fédérale (Fed), a commenté David Levy, chez Kenjol Capital.

Au final, après quelques hésitations, c'est le sentiment négatif qui l'a emporté, dans le sillage des principales Bourses européennes.

«Cela a sans doute à voir avec la Grèce, l'inconnue sur la possibilité d'un accord entre maintenant et vendredi quand elle doit rembourser des dettes, ça pèse sur les marchés européens et ça gagne les marchés américains», a commenté Bill Lynch, chez Hinsdale Associates.

La Grèce espérait mardi emporter l'adhésion de ses créanciers et desserrer l'étau sur ses finances publiques grâce à une version complétée du plan de réformes attendu depuis des mois, saluée comme un progrès mais jugée encore insuffisante par des responsables européens.

«Des progrès sont enregistrés, mais c'est vraiment insuffisant», a déclaré Jeroen Dijsselbloem, le patron de l'Eurogroupe qui est aussi ministre des Finances des Pays-Bas, alors que le Premier ministre grec Alexis Tsipras affirmait avoir présenté «un plan complet» avec des mesures «réalistes».

Le temps presse, puisque Athènes doit rembourser vendredi une tranche de prêts de 300 millions d'euros au FMI, premier versement d'un total de 1,6 milliard d'euros dus à l'institution de Washington en juin.

Ce contexte a conduit les taux d'emprunt à remonter mardi dans les pays solides sur le marché obligataire en zone euro, les investisseurs se montrant optimistes quant à un accord entre la Grèce et ses créanciers.

Les taux des bons du Trésor américain ont été entraînés dans le mouvement, «cela a empêché le marché des actions de monter», a assuré M. Levy.

Le rendement des bons du Trésor à 30 ans a grimpé à 3,015% contre 2,938% lundi soir, et celui des bons à 10 ans à 2,262% contre 2,183% précédemment.

Par ailleurs le département du Commerce américain a annoncé un recul surprise des commandes industrielles en avril, lié à une forte baisse dans le secteur des transports, sans laquelle le chiffre global serait resté stable.

Selon M. Lynch, ce mauvais chiffre a cependant été un peu «compensé» par les chiffres des ventes automobiles de mai, qui selon le cabinet Autodata sont désormais au plus haut depuis juillet 2005 en rythme annuel, avec une progression de 1,6% sur un an et de 12,4% sur avril.

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