Crash de l’A400M : Airbus défend la conception de son avion de transport militaire

AERONAUTIQUE Le PDG d’Airbus a réagit au lendemain de la révélation du quotidien allemand «Handelsblatt» sur un possible problème dans l'installation du logiciel de contrôle des moteurs…

C.P. avec AFP

— 

Un airbus A400M arrive à Séville après un vol test, le 10 mai 2015
Un airbus A400M arrive à Séville après un vol test, le 10 mai 2015 — CRISTINA QUICLER AFP

Un problème de test plutôt que de conception. Ce samedi, Fabrice Brégier, PDG d’Airbus, la filiale d’aéronautique civile d’Airbus Group, a estimé que la conception de l’avion de transport militaire A400M n’était pas remise en cause par l’accident survenu en Espagne début mai, la faille se situant plutôt au niveau des procédures de test.

Dans un entretien à France Inter, iTélé et Les Echos diffusé ce samedi le dirigeant a commenté les propos du quotidien allemand Handelsblatt qui évoquait vendredi un problème dans l’installation du logiciel de contrôle des moteurs pour expliquer l’accident : « déjà, ça veut dire que la conception de l’avion n’est pas à remettre en cause », a-t-il souligné.

Une faiblesse dans les procédures de test ?

« Ensuite, il y a eu, effectivement, soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s’agissait du premier vol d’un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en œuvre de ces procédures », a-t-il déclaré, rappelant que c’est la branche défense d’Airbus Group, Airbus Defence and Space (Airbus DS), qui a la responsabilité du programme A400M et donc de l’enquête interne.

Interrogé sur la possibilité qu’une erreur d’assemblage du même type se produise sur des avions civils, le dirigeant a souligné que, « au niveau du groupe, on tire à chaque fois l’ensemble des conséquences d’un tel accident, ou même d’un incident ». « On n’a pas eu, à Toulouse, de problème au cours des 20 dernières années », a-t-il ajouté.

Un exemplaire de l’A400M, destiné à la Turquie, s’est écrasé à Séville (Sud de l’Espagne) le 9 mai, faisant quatre morts et deux blessés graves.