Grèce: le délai pour un accord avec les créanciers expire «le 30 juin»

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Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, le 14 mai 2015 à Athènes
Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, le 14 mai 2015 à Athènes — Louisa Gouliamaki AFP

La date butoir pour trouver un accord entre Athènes et ses créanciers expire le «30 juin, au moment où arrive à terme la prolongation du plan d'aide» à la Grèce, a indiqué vendredi le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.

«Aux termes de l'accord du 20 février entre Athènes et ses créanciers, le plan d'aide au pays s'est prolongé jusqu'au 30 juin, donc c'est d'ici cette date qu'il faut arriver à un accord», a déclaré le ministre à la radio grecques VimaFM.

Yanis Varoufakis a également assuré que l'accord serait conclu «rapidement».

«Nous sommes près de conclure les négociations, il y aura un accord rapidement», a-t-il estimé en soulignant que toutes les parties se sont mis d'accord «sur la majorité des questions».

Il a toutefois de nouveau accusé les créanciers (FMI, UE, BCE) d'insister sur la politique d'austérité qui est «désastreuse pour l'économie grecque» et pour l'Europe.

Selon le ministre, cet accord va comprendre des réformes «sur l'emploi, la sécurité sociale et la dette publique», qui pèse toujours sur les finances publiques grecques.

Le gouvernement grec s'est dit confiant ces derniers jours sur la possibilité d'arriver à un accord d'ici dimanche mais la Commission européenne s'est montrée jeudi moins optimiste.

«Nous n'y sommes pas encore arrivés, il y a des questions ouvertes à résoudre», avait affirmé Annika Breidthardt, la porte-parole de la Commission en charge des Affaires économiques. «De nouveaux progrès doivent être faits», a-t-elle ajouté.

La question de la Grèce a occupé la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G7 à Dresde en Allemagne dont les travaux se concluent vendredi.

Jeudi, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde avait même jeté un froid en jugeant, en marge de la réunion, que la sortie de la Grèce de la zone était «une possibilité». Le FMI a ensuite tenté de nuancer le propos alors que toutes les parties ont eu à cœur jusqu'à présent de ne pas alimenter les spéculations de «Grexit».