Covoiturage, autopartage…. Comment être sûr d’être bien assuré?

TRANSPORTS Les compagnies ont fait évoluer leurs contrats pour s'adapter à ces nouvelles mobilités...

Oihana Gabriel
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Illustration d'un covoiturage entre trois personnes.
Illustration d'un covoiturage entre trois personnes. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le parfum de vacances ne doit pas faire oublier de partir bien couvert. Le succès des compagnies de covoiturage (Blablacar, Tribu-covoiturage, roulezmalin) et d’autopartage (OuiCar, Koolicar, Drivy, Tripndrive…) révolutionne le transport en France. Les adeptes de cette mobilité partagée pourraient cependant être freinés par les questions d’assurance. Avant les départs estivaux, 20 Minutes fait le tour des questions pratiques.

Faut-il souscrire une assurance spéciale ?

Covoiturage : Non. Pour le conducteur, pas besoin de souscrire une assurance spécifique, étant donné qu’il ne fait aucun profit. Et tout propriétaire d’une voiture doit être assuré pour rouler. « Le covoiturage, c’est le partage de frais », rappelle Frédéric Mazzella, cofondateur de Blablacar. Quant aux passagers, ils n’ont pas non plus à souscrire une assurance. Seul conseil : bien vérifier que le conducteur a un permis valide. Et s’assurer que le certificat d’assurance (papillon vert) est fixé au pare-brise de la voiture et que la date de validité est bonne.

Autopartage : Oui. A la différence du covoiturage, il s’agit d’un échange commercial puisque le particulier loue son véhicule. En général, les sociétés de location de voitures entre particuliers assurent les véhicules. A chacun ensuite de choisir et de vérifier si le contrat de location entre particuliers prévoit une assurance pour le vol, incendie, accidents…

Que se passe-t-il si la voiture tombe en panne ?

Covoiturage : Cela dépend de l’assurance souscrite par le conducteur. Mais les assureurs s’adaptent au covoiturage. A partir de juin en France, les membres de la communauté Blablacar bénéficieront d’une garantie supplémentaire. Si un contrat d’assistance prévoit généralement de vous amener à destination, le partenariat Axa-Blablacar permet aux différents passagers d’être sûrs de rejoindre leur lieu d’arrivée précis. « S’il était prévu que le conducteur dépose à Cassis un premier passager, à Aix un second et à Marseille un troisième, Axa s’engage à les y amener (en train, voiture…) », précise un porte-parole d’Axa. Une garantie supplémentaire gratuite pour le moment.

Autopartage : Tout dépend du contrat d’assurance de la société de location. Mais en général, ils prévoient une assistance dépannage.

Que faire en cas d’accident ?

Covoiturage : Les passagers d’une voiture partagée seront forcément indemnisés car ils sont couverts par la responsabilité civile, obligatoire pour s’inscrire sur les sites de covoiturage. Excepté si les passagers ont commis une faute inexcusable, comme tirer le frein à main ou sauter du véhicule en marche.

Autopartage : Il faut s’adresser à la société de location de voitures. Car l’assurance de l’entreprise prend le relais de celle du propriétaire. « L’assurance tous risques permet au locataire d’être dépanné et au propriétaire de ne pas recevoir de malus », explique Vincent Saint-Martin, directeur marketing de OuiCar. Pour les dommages corporels, la responsabilité civile couvre tout. Quant aux dégâts matériels, si le conducteur du véhicule est fautif, il devra s’acquitter d’une franchise. Si le conducteur n’est pas responsable, c’est l’assurance de l’autre véhicule qui prendra en charge la réparation des dommages.

Est-ce que je peux prêter le volant ?

Covoiturage : Oui. Pour les conducteurs, mieux vaut vérifier que le contrat d’assurance ne comporte pas une clause de conduite exclusive avant de passer le volant. Et si un conducteur occasionnel provoque un accident, c’est le souscripteur de l’assurance qui sera pénalisé d’un malus. Mais aussi d’une surfranchise. Avec le nouveau partenariat entre BlaBlacar et Axa, l’assureur s’engage à rembourser ces frais.

Autopartage : Oui, à condition de bien le spécifier dès la signature du contrat entre particuliers. En effet, chez OuiCar par exemple, il est possible d’ajouter un deuxième conducteur sur le contrat gratuitement à condition qu’il ait plus de 21 ans et plus de deux ans de permis.