Alibaba: Accusé par Kering de «promouvoir la vente de contrefaçons», le géant chinois proteste

JUSTICE Le gendarme chinois du commerce avait rendu public en janvier dernier un rapport au vitriol sur Alibaba...

20 Minutes avec agences

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Le logo du groupe chinois Alibaba, au siège du groupe à Hong Kong, en 2012
Le logo du groupe chinois Alibaba, au siège du groupe à Hong Kong, en 2012 — Aaron Tam AFP

Alibaba, géant chinois du commerce électronique, juge « sans fondement » une plainte du groupe de luxe et d’habillement Kering qui l’accuse de « promouvoir activement sur ses plateformes la vente de contrefaçons ».

Kering, notamment détenteur des marques Gucci et Puma, a déposé en fin de semaine dernière à New York (où Alibaba est coté en Bourse) une plainte dans laquelle il explique accuser le groupe chinois de « laisser proliférer à dessein la commercialisation de produits contrefaits, de l’encourager et d’en tirer bénéfice, non seulement en Chine mais aussi à l’export », selon des médias officiels chinois.

Une première plainte en juillet 2014

Ainsi, Alibaba rejette, ce lundi et avec virulence, ces accusations, mettant en avant ses efforts pour enrayer la distribution de contrefaçons sur ses sites. « Malheureusement, Kering a choisi d’engager une procédure judiciaire coûteuse en énergie, au lieu de prendre le chemin d’une fructueuse coopération avec nous » sur le sujet, a réagi une porte-parole d’Alibaba. « Nous croyons que cette plainte n’a aucun fondement et nous allons la combattre vigoureusement. »

Kering avait déjà, en juillet 2014, porté plainte contre Alibaba, mais avait cependant abandonné la procédure après un accord des deux parties à travailler de concert pour lutter contre la contrefaçon.

Seul un tiers des produits vendus sur Taobao seraient authentiques

« Nous continuons de travailler en partenariat avec de nombreuses marques pour les aider à protéger leur propriété intellectuelle, et nous avons de solides résultats pour témoigner de cet engagement », s’indigne encore, ce lundi, le géant chinois qui, avec sa plateforme Taobao, domine quelque 90 % du marché des échanges de particuliers à particuliers sur l’Internet chinois.

Pour autant, la SAIC, l’Administration étatique chinoise pour l’industrie et le commerce, avait rendu public en janvier dernier un rapport au vitriol sur Alibaba. Le régulateur accusait le groupe d’agir très insuffisamment pour empêcher des « opérations illégales » de prospérer sur ses plateformes, et estimait que seul un tiers environ des produits vendus sur Taobao étaient authentiques.