La Bourse de Paris repart de l'avant après trois séances de baisse

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Vue générale du palais Brongniart, ancienne Bourse de Paris
Vue générale du palais Brongniart, ancienne Bourse de Paris — Didier Pallages AFP

La Bourse de Paris est repartie de l'avant jeudi (+1,36%) après une séance calme en raison d'un jour férié en France, animée essentiellement par des indicateurs aux Etats-Unis.

L'indice CAC 40 a pris 67,45 points à 5.029,31 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,1 milliards d'euros. La veille, il avait perdu 0,26%.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a pris 1,84% et Londres 0,34%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a progressé de 1,37%.

Après avoir démarré en retrait, l'indice parisien n'a cessé de progresser jusqu'à franchir le seuil symbolique des 5.000 points, parvenant à s'installer au-dessus.

Ce redémarrage fait suite à trois séances de baisse d'affilée dans un mouvement de «stabilisation sur les places boursières même s'il y a encore beaucoup de volatilité», note Pierre Martin, un analyste de Saxo Banque, avec un contexte qui «créé de l'hésitation».

Depuis la fin du mois d'avril, les taux d'emprunts en zone euro, qui passaient de planchers historiques en planchers historiques, ont commencé à remonter de façon sensible, ce qui a contribué à déstabiliser les marchés actions.

«Les marchés sont plus nerveux depuis plusieurs semaines dans le sillage des turbulences du marché obligataire et de la parité euro/dollar», confirme Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

Les investisseurs restent en outre préoccupés par le dossier grec.

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a souhaité jeudi que la Banque centrale européenne (BCE) retarde le remboursement des quelque 27 milliards d'euros de dette grecque qu'elle détient.

Parallèlement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) a averti jeudi qu'un échec des négociations entre la Grèce et ses créanciers risquerait de replonger le pays dans une «profonde récession» et viendrait entraver l'embellie économique actuelle en Europe centrale.

En dehors de cette toile de fond, les investisseurs ont eu peu de grain à moudre au cours d'une séance dénuée de rendez-vous majeur hormis quelques statistiques économiques aux Etats-Unis, dont un léger recul des inscriptions hebdomadaires au chômage, déjouant les attentes des analystes.

Ce chiffre «très regardé aujourd'hui, a répondu assez fidèlement aux attentes», affirme M. Martin. Il fait suite à une série de statistiques «plutôt décevantes ces derniers temps» outre-Atlantique.

En revanche, les prix à la production en avril ont chuté plus que prévu par les analystes.

Sur le terrain des valeurs, Bouygues a souffert (-0,66% à 37,67 euros) d'un abaissement de sa recommandation à «neutre» contre «surpondérer» par Barclays.

Orange a terminé en hausse de 0,91% à 14,46 euros. L'Autorité de la concurrence a confirmé qu'une affaire concernant la position de l'opérateur télécoms sur le marché des entreprises était actuellement en cours d'instruction, comme l'a mentionné le groupe dans son dernier document de référence.

Eurazeo a perdu 0,26% à 60,94 euros après avoir annoncé la cession de 7,8% du capital du fabricant de vêtements de luxe Moncler, une participation d'un montant total d'environ 340 millions d'euros, soit 280 millions d’euros net pour Eurazeo.

Pharmagest a été pénalisé (-5,10% à 108,00 euros) par le recul de son chiffre d'affaires de 6,2% au premier trimestre.

Duc a décollé de 10% à 1,32 euro, malgré des ventes en recul de 2,59%, à 44,4 millions d'euros, au premier trimestre en raison de la baisse des prix.

Euronext (CAC 40)