Loi Macron: Un nouveau «crédit congé révisions» adopté pour les étudiants salariés

SOCIAL Les sénateurs ont adopté lundi un amendement ouvrant aux étudiants salariés le droit à 5 jours de congés non rémunérés pour réviser leurs examens…

Claire Planchard

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Illustration du Sénat.
Illustration du Sénat. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Préparer ses partiels sereinement même en travaillant: voilà souvent une gageure pour les 46% des étudiants de l’enseignement supérieurs contraints de travailler pour financer leurs études. Selon l’Observatoire de la Vie Étudiante (OVE) publié en 2013, 19 % d’entre eux qualifiaient même cette activité de «concurrente» ou «très concurrente» aux études.

>> TÉMOIGNEZ - Vous êtes étudiant et vous travaillez à côté quelques heures par semaine? Avez-vous le sentiment de manquer de temps pour réviser? Que pensez-vous de ces 5 jours sans solde acordés par le gouvernement? On attend votre réaction dans les commentaires ou à contribution@20minutes.fr

5 jours avant ses partiels

Face à ce constat, la sénatrice PS du Val-d’Oise Dominique Gillot, a défendu cette semaine à l’assemblée un amendement au projet de loi Macron qui prévoit un nouveau «crédit congé révision» pour les étudiants salariés.

 

Dans le détail, cette mesure prévoit de créditer un étudiant de 5 jours de congés supplémentaires par semestre universitaires (soit une tranche de 60 jours ouvrables et travaillés prévus dans son contrat de travail), qu’il soit à temps plein ou à mi-temps. Un congé à prendre dans le mois précédent son examen.

Un congé sans solde

La Fédération des associations générales étudiante (Fage), qui demandait une telle mesure depuis le mois d’avril a salué «une véritable avancée pour les étudiants salariés ». Avec un bémol toutefois: le maintien de salaire prévu dans la version initiale de l’amendement n’a pas été retenu par les sénateurs lors de son adoption lundi.

 

Les sénateurs UMP ont en effet déposé un sous-amendement qui ôte le droit à une rémunération. Une contre-proposition finalement soutenue par le groupe socialiste. La question de la rémunération devra donc être discutée à nouveau à l’Assemblée et en commission mixte paritaire... sans quoi ces congés sans solde pourrait être un coup d’épée dans l’eau pour des étudiants déjà financièrement précaires.