EBay soutient Google contre les accusations d'abus de position dominante formulées par Bruxelles

HIGH-TECH Le patron du site de ventes aux enchères confirme l'existence d'une réelle concurrence entre Google et les leaders du e-commerce...

20 Minutes avec agence

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Un panneau ebay photographié le 22 janvier 2014 devant le siège du groupe à San José, en Californie
Un panneau ebay photographié le 22 janvier 2014 devant le siège du groupe à San José, en Californie — Justin Sullivan Getty Images

EBay arrive à la rescousse. Malmené par une enquête de la Commission européenne, Google se voit désormais accusé par Bruxelles de suivre une stratégie d'abus de position dominante visant à favoriser ses propres services - aux dépens, donc, des services concurrents - sur son moteur de recherche.

«Faux», répond à cela John Donahoe, le patron d'eBay. Dans une interview accordée au Financial Times, le CEO estime, en effet, que Bruxelles se fourvoie dans son enquête antitrust lancée contre Google, en n'ayant pas identifié les réels concurrents de la firme.

«Oui... nous sommes dans une forte concurrence»

Alors que la Commission européenne reproche à Google l'accès privilégié qu'il accorde à son propre comparateur de prix, Google Shopping, sur son moteur de recherche (chose qui paraît effectivement nuire de fait à la fréquentation des comparateurs concurrents), John Donahoe juge absurde l'approche européenne sur cette question. Selon lui, l'Europe n'aurait pas cerné la position concurrentielle de Google dans le secteur de l'e-commerce, position qui justifierait alors sa démarche.

L'argument de Google est effectivement de faire valoir que l'entreprise est en concurrence avec Amazon et eBay, des plateformes nettement plus fréquentées que les comparateurs de prix, et que pour rivaliser face à ces autres géants du Web, le groupe devait agir en conséquence. «Oui... Nous sommes dans une forte concurrence», a alors coupé court John Donahoe, considérant donc logique l'attitude de Google face à cette concurrence d'une toute autre envergure. Reste désormais à savoir si ce soutien pèsera aux yeux de la Commission, alors qu'une amende de plus de 6 milliards de dollars menace la firme de Mountain View.