Bourse: Airbus perd plus de 3% après le crash d'un A400M

FINANCES L'action du groupe a baissé à l'ouverture de la Bourse de Paris...

20 Minutes avec AFP

— 

Un Airbus A400M lors d'une exposition aéronautique internationale le 9 juin 2010 à l'aéroport Schönefeld de Berlin
Un Airbus A400M lors d'une exposition aéronautique internationale le 9 juin 2010 à l'aéroport Schönefeld de Berlin — JOHANNES EISELE AFP

L'action du groupe Airbus perdait plus de 3% lundi matin à la Bourse de Paris, dans la foulée du crash, pour des raisons encore inexpliquées, d'un A400 M samedi lors d'un vol d'essai à Séville.

A 9h31, le titre occupait la dernière place de l'indice SBF 120 et perdait 3,41% à 61,24 euros, dans un marché en recul de 1,19%.

Quatre des premiers clients de l'Airbus A400M ont suspendu les vols de cet avion de transport militaire européen après l'accident dans le sud de l'Espagne qui a fait quatre morts et deux blessés.

Nouveau coup dur

L'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Turquie et la Malaisie ont annoncé la suspension des vols de l'A400M, en attendant les résultats de l'enquête.

L'accident est un nouveau coup dur pour cet avion qui devait être un fleuron de la coopération militaire européenne mais qui accumule les déboires depuis le lancement du programme en 2003.

L'avion, qui devait être livré à la Turquie en juillet, s'est écrasé dans un champ au nord de l'aéroport lors d'un vol d'essai après avoir heurté une ligne à haute tension, en tentant apparemment un atterrissage de fortune.

«Ne pas tomber dans la critique facile»

La France, premier client de l'A400 qui en possède déjà six, a maintenu les vols «prioritaires en opérations» dans l'attente des résultats de l'enquête. Le ministre espagnol de la Défense, Pedro Morenes, a estimé pour sa part qu'il ne fallait «pas tomber dans la critique facile d'une entreprise qui s'est montrée jusqu'ici extrêmement dynamique».

Outre le constructeur Airbus, qui a envoyé ses spécialistes sur place, la Guardia Civil espagnole a ouvert une enquête tandis que le gouvernement formait une commission conjointe des ministères de la Défense et du Budget.