VIDEO. Areva va bien supprimer 3.000 à 4.000 postes en France

NUCLEAIRE Le groupe a accusé une perte nette de près de 5 milliards d'euros l'an dernier...

M.C. avec AFP

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Le siège d'Areva à la Défense.
Le siège d'Areva à la Défense. — Remy de la Mauviniere/AP/SIPA

Les mauvaises nouvelles continuent d'affluer pour Areva. Le spécialiste du nucléaire en difficulté devrait supprimer «autour de 3.500» postes dans le cadre de son plan d'économies dont le volet social doit être évoqué jeudi avec les syndicats, annonce Le Figaro. Le quotidien précise qu'il s'agit d'une «première pour le groupe en France, qu'il espère pouvoir mener sans départs contraints». Ce jeudi, la direction des ressources humaines du groupe a confirmé l'information estimant à 5.000 à 6.000 le nombre de suppressions de postes dans le monde, dont 3.000 à 4.000 rien qu'en France.

Cinq questions sur le cas Areva

Une réunion avec les syndicats, prévue mercredi matin, se tiendra jeudi. Elle portera sur «l'application du plan de compétitivité» annoncé par Areva début mars, a expliqué mercredi une source ayant connaissance du dossier.

«De l'ordre de 2.500» postes supprimés en France

Le groupe, qui a accusé une perte nette de près de 5 milliards d'euros l'an dernier, a annoncé un plan d'économies d'un milliard d'euros d'ici 2017. S'il a souligné que l'amélioration de sa politique d'achats et de sa productivité constituaient d'importants leviers d'économies, des suppressions d'emploi en parallèle de ces efforts seront sans doute difficiles à éviter.

Dès lundi, Le Figaro évoquait la suppression de 1.000 à 4.000 emplois, selon les sources. Le groupe, détenu à près de 87% par des capitaux publics, emploie aujourd'hui environ 45.000 personnes dans le monde, dont 30.000 en France.