Plus besoin d'être un mannequin pour travailler chez Abercrombie & Fitch

MODE Les employés ne seront plus désormais considérés comme des «mannequins» mais des «représentants de la marque»...

M.C.
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Ouverture du magasin Abercrombie & Fitch sur les Champs-Elysées à Paris, le 12 mai 2011.
Ouverture du magasin Abercrombie & Fitch sur les Champs-Elysées à Paris, le 12 mai 2011. — DUPUY FLORENT/SIPA

Depuis vendredi, il n’est plus nécessaire d’avoir un physique de mannequin pour travailler chez Abercrombie & Fitch. Quelques mois après la démission de Michael Jeffries, son sulfureux PDG, la marque de vêtements en perte de vitesse assouplit ses critères de recrutement en matière «d’apparence physique» et de «sens du style», rapporte Bloomberg.

La «marque des enfants cool», condamnée dans le passé pour discrimination, interdisait ainsi à ses employés de porter une «French manucure» (c’est-à-dire le bout des ongles verni en blanc), certains produits pour les cheveux ou… la moustache. Ces restrictions sont abolies, même si les maquillages ou les piercings «extrêmes» restent mal venus.

Plus d'abdos saillants devant les magasins

Les employés, qui ne seront plus désormais considérés comme des «mannequins» mais des «représentants de la marque», devront «se concentrer sur la vente et non pas sur leur physique». Les hommes torse nu aux abdos saillants disparaîtront aussi des trottoirs lors de l’ouverture de nouveaux magasins.

«Nous avons placé le client au centre de la marque», explique Christos Angelides, le nouveau président d’Abercrombie & Fitch. En 2006, son prédécesseur avait choqué en déclarant au magazine Salon que les vêtements de la marque n’étaient «pas pour tout le monde».