Grèce: Pas d'accord attendu lors de l'Eurogroupe vendredi

FINANCES Les progrès sont jugés «insuffisants» par la Commission européenne...

20 Minutes avec AFP

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Le siège de la banque de Grèce, à Athènes
Le siège de la banque de Grèce, à Athènes — Louisa Gouliamaki AFP

La Grèce ne satisfait toujours pas la Commission européenne. Buxelles a exclu la possibilité de parvenir vendredi à un accord lors de la réunion de l'Eurogroupe à Riga sur la Grèce, estimant que le pays n'a pas fait assez de progrès dans le cadre de ses négociations avec ses créanciers.

Pourquoi la situation financière de la Grèce est explosive

«Les progrès dans les négociations techniques ne sont pas suffisants pour parvenir à un accord durant cet Eurogroupe à Riga», a déclaré Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission en charge de l'Euro. «Les discussions techniques doivent donc se poursuivre», a-t-il ajouté, à son arrivée à la réunion.

Respecter les engagements

«Du point de vue de la Commission, c'est de loin la meilleure option pour en finir avec le programme d'aide actuel, il est important que chaque partie respecte ses engagements, y compris la Grèce», a indiqué Valdis Dombrovskis.

«Le message est "accélérons". Nous n'avons pas encore les moyens d'avancer vers une conclusion», a renchéri Pierre Moscovici, le commissaire européen en charge des Affaires économiques. Il y a «un sentiment d'urgence que nous voulons transmettre. Le message sera passé aux autorités grecques».

Un compromis indispensable

A court d'argent, la Grèce peine à trouver un compromis avec ses créanciers sur les réformes que ces derniers réclament avant de lui verser la dernière tranche de prêts de 7,2 milliards d'euros de son plan de sauvetage financier. Athènes devait présenter une liste de réformes et la faire approuver par ses créanciers d'ici fin avril pour obtenir le versement de la somme.

«Le mois d'avril n'est pas encore fini», a indiqué de son côté Jeroen Dijsselbloem, le patron de l'Eurogroupe, estimant toutefois qu'il «y a un grand sentiment d'urgence». «Je vais écouter les institutions (créancières de la Grèce) en premier lieu aujourd'hui. J'ai eu vent de nouvelles positives la semaine dernière mais je dois en savoir plus», a-t-il indiqué.