La maison-mère d'easyJet annonce une navette à bas prix entre Paris et Roissy

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Un avion EasyJet le 29 décembre 2014 décolle de Lille
Un avion EasyJet le 29 décembre 2014 décolle de Lille — Philippe Huguen AFP

Le lancement mi-mai d'une desserte routière à prix cassé entre le centre de Paris et l'aéroport de Roissy, confirmée mardi par le groupe britannique Easy, maison-mère de la compagnie aérienne easyJet, inquiète déjà certains taxis parisiens.

L'arrivée d'easyBus à Paris est amorcée depuis l'ouverture des réservations en ligne, le 30 mars. A partir du 15 mai, la filiale du groupe Easy proposera 40 aller-retours quotidiens entre la place du Palais Royal, au coeur de la capitale, et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, à partir de 2 euros le trajet.

«Le prix est variable. Plus tôt vous réservez, moins c'est cher», a expliqué à l'AFP Pete Frost, directeur marketing de la société française Chamexpress. Ce sous-traitant du groupe Easy exploite aussi depuis décembre la ligne Genève-Chamonix, qui «marche bien», a-t-il affirmé sans plus de détail.

La rentabilité de cette navette low-cost repose sur un fort taux de remplissage espéré, comme à Londres où les sept lignes d'easyBus desservant les aéroports de Gatwick, Luton et Stansted ont transporté plus d'un million de voyageurs l'an dernier, selon l'entreprise.

A Paris, le service sera assuré par des minibus d'une capacité de 16 places, soit potentiellement près de 300.000 passagers d'ici la fin de l'année. Ni easyBus ni Chamexpress n'ont souhaité préciser leur objectif de trafic pour 2015, mais M. Frost a toutefois indiqué qu'une desserte de l'aéroport d'Orly était «une possibilité» à l'avenir.

L'entrée d'un nouvel acteur sur la desserte du premier aéroport français est ressentie comme «une injustice totale» par Ahmed Senbel, président de la Fédération nationale des taxis indépendants (FNTI), qui s'estime visé au même titre que les véhicules de grande remise, le Roissybus de la RATP ou les cars Air France de Keolis.

Des voies réservées aux bus et aux taxis doivent cependant être mises en service dans les prochaines semaines sur les deux autoroutes reliant Paris aux aéroports de Roissy et d'Orly.

Les taxis réclament en outre «une marge de tolérance» pour leur stationnement dans les aéroports, avec un allongement de la durée de gratuité de 10 minutes actuellement à «au moins 30 minutes» pour certains passagers à mobilité réduite, a ajouté M. Senbel.