Le FMI revoit ses prévisions de croissance à la hausse pour la France

ECONOMIE Merci qui? Pas forcément François Hollande et Manuel Valls, toutefois...

M.P. avec AFP

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Paris le 28 janvier 2013, la façade du ministère des finances. B
Paris le 28 janvier 2013, la façade du ministère des finances. B — A. GELEBART/20 MINUTES

Encore un nouvel élément accréditant le fait que la France va un peu mieux. Le FMI a revu à la hausse mardi ses prévisions de croissance pour la France, à 1,2% cette année, contre 0,9% auparavant, et 1,5% l'an prochain, contre 1,3% auparavant.

Cinq bonnes nouvelles qui peuvent faire croire à une reprise

Plus optimiste que lors de ses dernières prévisions en janvier, le Fonds monétaire international va dans le sens du gouvernement français, qui a construit son budget sur une hypothèse de croissance de 1% cette année, mais qui espère un chiffre meilleur.

Grâce à qui?

Sur la foi de ces prévisions, la France devrait se rapprocher en 2016 du taux de croissance de l'Allemagne, attendu à 1,7% l'an prochain.

Une nouvelle qui a évidemment réjouit les derniers supporters de François Hollande, comme le député Bernard Roman.

Sauf que ce regain d'optimisme tient moins à des facteurs internes qu'à «l'alignement des astres» souvent évoqué par le gouvernement, à savoir l'euro plus faible, le pétrole moins cher et les taux d'intérêt en chute libre. Ces facteurs profitent à l'ensemble de la zone euro, pour laquelle le FMI a relevé ses prévisions de croissance exactement dans les mêmes proportions que pour la France.

Avant le FMI, d'autres organisations internationales et de nombreux économistes avaient relevé leurs prévisions pour la France. L'OCDE attend, par exemple, 1,1% de croissance pour le produit intérieur brut (PIB) français cette année.