Pacte de responsabilité: «Le compte y est», répond Gattaz à Valls

ENTREPRISES Le patron du Medef répond au Premier ministre Manuel Valls...

20 Minutes avec AFP

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Le patron du Medef Pierre Gattaz au siège de son organisation à Paris, le 31 mars 2015
Le patron du Medef Pierre Gattaz au siège de son organisation à Paris, le 31 mars 2015 — Bertrand Guay AFP

Le président du Medef, Pierre Gattaz, a déclaré vendredi que «le compte y est» à propos du pacte de responsabilité, estimant que l'emploi «va venir progressivement», en réponse aux propos du Premier ministre mercredi. Interrogé sur la formule de Manuel Valls, qui a jugé que le «compte n'y est pas» et que «l'effort est insuffisant» pour mettre en place les contreparties du pacte, Gattaz a répondu sur RMC: «Le compte y est, je vais vous expliquer pourquoi.»

Le pacte «a été voté en juin dernier il y a neuf mois, il se met en place [...] depuis quelques mois seulement». «C'est étalé jusqu'à 2017, là on commence à toucher quelques milliards sur les 40, ça commence», a insisté Gattaz, poursuivant: «On joue le jeu, on dit bravo, continuons, soyons persévérants». A la question de savoir si les entreprises allaient investir, embaucher, Gattaz a estimé que l'emploi allait «venir progressivement».

«Recréer progressivement de l'emploi»

«Les marges qu'on va dégager, grâce à cet effort qui est fait à destination des entreprises, permettront de dés-asphyxier les entreprises, de baisser leurs charges, a-t-il dit. Progressivement, elles retrouveront de la compétitivité, et ça permettra de recréer progressivement de l'investissement et de l'emploi.»

«C'est une conséquence l'emploi, ça va venir progressivement, on y croit et le Medef se bat tout les jours pour motiver les filières», a-t-il déclaré, répétant que «16 branches sur 55» avaient signé un accord, «ce qui représente 2/3 des salariés que nous représentons». Le Premier ministre Manuel Valls a rappelé à l'ordre mercredi le patronat sur les contreparties aux 40 milliards d'euros alloués au titre du pacte responsabilité, estimant que le «compte n'y est pas» et que «l'effort est insuffisant».

Rappelé à l'ordre à plusieurs reprises

Le Pacte de responsabilité prévoit d'accorder 40 milliards d'euros d'aides (réductions d'impôts, de cotisations sociales) aux entreprises d'ici 2017, en échange de négociations, notamment sur la question de l'emploi, dans les branches professionnelles. Mais mi-mars, le gouvernement ne recensait que 12 accords de branche, dont 10 dans les 50 principales qui rassemblent 11,4 millions des 18 millions de salariés du privé.

Le gouvernement a déjà rappelé à l'ordre le patronat, mais aussi les syndicats, à plusieurs reprises sur le pacte.