Uber veut construire des voitures autonomes

TRANSPORT Le spécialiste américain du transport en voiture de tourisme avec chauffeur (VTC) recrute des ingénieurs...

C.B.

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Un écran de téléphone affichant l'application de service de voitures de transport avec chauffeur Uber, le 24 avril 2015 à Berlin
Un écran de téléphone affichant l'application de service de voitures de transport avec chauffeur Uber, le 24 avril 2015 à Berlin — Britta Pedersen DPA

Recruter des conducteurs? C’est déjà presque has-been pour Uber. Aux Etats-Unis, l’entreprise cherche avant tout à embaucher… des ingénieurs. Parce qu’elle a un rêve: développer des véhicules entièrement automatisés, qui se passeraient donc de conducteurs et permettraient de faire chuter le coût de ce mode de transport pour leurs usagers.

Comme le rappelle Numerama, Travis Kalanick, le patron d’Uber, l'avait annoncé en 2014: «La raison pour laquelle Uber peut coûter cher c'est que vous payez pour l'autre gars dans la voiture. (…) Quand il n'y aura plus d'autre gars dans la voiture, le coût pour prendre un Uber sera plus faible».

Un nouveau centre de recherches créé à Pittsburgh

La start-up américaine passe donc à la vitesse supérieure. Uber a publié sur son site une vingtaine d’offres d’emplois pour venir étoffer les équipes de son tout nouveau centre de recherches, créé il y a deux mois à Pittsburgh (Pennsylvanie), en partenariat avec l'université Carnegie-Mellon.

Ce centre «se concentre sur le développement de la voiture auto-conduite, de technologies de sécurité des véhicules et de système de cartographie de pointe», détaille IT World. Uber est donc «à la recherche d'ingénieurs dans les domaines de la robotique, de l'apprentissage machine, de simulation du trafic, du contrôle technique et du développement de logiciels et de matériel», poursuit le site.

Vers un partenariat?

Toutefois, «le développement d'une voiture autonome est un rêve éloigné pour Uber; en effet, l’entreprise ne pourra pas le concrétiser étant donné les coûts financiers que ce projet implique, sans compter les questions réglementaires et de sécurité», estime IT World, qui rappelle que «la société est confrontée à une forte concurrence, non seulement d'autres entreprises de haute technologie comme Google, mais aussi des constructeurs automobiles traditionnels comme GM, BMW et Toyota, entre autres».

D’après le site spécialisé, l’objectif d’Uber serait donc d’accumuler suffisamment de connaissances pour pouvoir, «à terme, signer un accord de fabrication avec un constructeur automobile».