Investissements: Et voilà ce que propose Manuel Valls aux patrons

SOUTIEN Le gouvernement a dévoilé ce mercredi des mesures qui doivent réveiller l'appétit des entreprises pour l'investissement, de manière à consolider la reprise...

C.B. avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls durant les questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 7 avril 2015
Le Premier ministre Manuel Valls durant les questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 7 avril 2015 — LOIC VENANCE AFP

Pour relancer l’investissement des entreprises en France, le Premier ministre Manuel Valls a fait plusieurs annonces ce mercredi. Voici les principales mesures.

2,5 milliards d'euros pour les patrons

Les entreprises qui investissent dans des équipements industriels pourront «suramortir» leurs achats, affirme Manuel Valls. Cet «avantage fiscal exceptionnel» s'appliquera à tous les investissements industriels réalisés à partir du 15 avril et pendant les douze mois suivants, a précisé le Premier ministre, parlant d'un «effort sans précédent». Il permettra aux entreprises de déduire sur une durée moyenne de cinq ans 140% du montant de ces investissements de leur bénéfice imposable, et ainsi de réduire pendant plusieurs années leur impôt sur les sociétés.

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Un compte personnel d'activité pour les salariés

Manuel Valls a également annoncé la création d'un compte personnel d'activité au 1er janvier 2017, regroupant les différents comptes existants (pénibilité, formation, etc.) que les salariés pourront conserver tout au long de leur carrière. «Le projet de loi relatif au dialogue social, présenté au Conseil des ministres le 22 avril, comportera (...) une nouvelle disposition importante: la création de ce compte personnel d'activité au 1er janvier 2017», a déclaré le Premier ministre.

Des efforts à accentuer

Le Premier ministre a également rappelé à l'ordre le patronat sur les contreparties aux 40 milliards d'euros alloués au titre du pacte responsabilité, estimant que le «compte n'y est pas» et que «l'effort est insuffisant». «L'Etat a pris ses responsabilités et tenu son engagement en créant le CICE [Crédit d’impôt compétitivité emploi] et le Pacte. Aux partenaires économiques de prendre les leurs», «je le dis une nouvelle fois: sur ce terrain le compte n'y est pas, l'effort est insuffisant dans trop de branches professionnelles», a-t-il affirmé.

De nouvelles réformes à venir

Le Premier ministre a toutefois assuré que les réformes concernant le marché du travail allaient «se poursuivre» pour lutter contre le chômage. «Les réformes concernant le marché du travail et la politique de l'emploi vont se poursuivre, car le chômage et la précarité sapent notre cohésion et la confiance des Français», a déclaré Valls.

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