André et la Halle aux Vêtements suppriment 1.600 emplois

SOCIAL Trente-quatre magasins André seront aussi fermés...

C.B.

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Un centre commercial au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne, le 21 décembre 2012
Un centre commercial au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne, le 21 décembre 2012 — Joel Saget AFP

Après des mois de rumeurs, les salariés du chausseur André et de l'enseigne de prêt-à-porter La Halle aux vêtements, qui appartiennent au groupe Vivarte, voient leurs craintes fondées. La direction du groupe Vivarte (enseignes La Halle, André, Kookaï...) a en effet annoncé mardi la suppression de 1.600 postes, essentiellement dans ses magasins La Halle aux Vêtements, ont indiqué des sources syndicales à l'AFP.  Lors de comités centraux d'entreprises (CCE) dans les enseignes, la fermeture de 174 magasins. La Halle aux Vêtements (sur 620), s'accompagnant de 1.500 suppressions de postes, a été annoncée. Trente-quatre magasins André seront aussi fermés, avec une centaine de suppressions de postes, selon les sources syndicales de ce groupe qui emploie plus de 17.000 salariés en France.

«La stratégie de montée en gamme est un échec»

La situation du groupe Vivarte, qui possède par ailleurs les enseignes La Halle aux chaussures, Minelli, Naf Naf, Chevignon ou encore Kookai, est très difficile depuis plusieurs mois. Il «est détenu depuis la fin de l'été par ses créanciers, à commencer par les fonds Oaktree, Alcentra, Basbson et Golden Tree. Ces derniers ont nommé fin août un nouveau patron, Richard Simonin, qu'ils ont chargé de remettre le groupe d'équerre», écrit Le Figaro, qui précise que «la stratégie de montée en gamme déployée par le prédécesseur de Richard Simonin est un échec».

Interrogé par France Inter, Jean-Louis Alfred, le coordinateur CFDT du groupe, estimait ce mardi matin que «l'idée n'était pas mauvaise» mais que «le business n'a pas pris car on a voulu aller trop vite. Je pense qu'il aurait fallu changer de nom: historiquement, la Halle est connue pour son discount et nos clients se sont sentis perdus, ils ne se retrouvaient plus du tout dans les produits qu'on leur proposait».