Recadré par l'exécutif, Macron veut «poursuivre les réformes»

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Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, à Paris, le 30 mars 2015
Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, à Paris, le 30 mars 2015 — Miguel Medina AFP

Le ministère de l'Economie a assuré à l'AFP qu'Emmanuel Macron souhaitait «poursuivre les réformes comme l'a annoncé le Premier ministre», Manuel Valls, après que son projet de loi pour l'été a été retoqué par le gouvernement mercredi.

«Le ministre a évoqué de nouvelles mesures sur l'entrepreneuriat, le Numérique et la simplification pour les TPE-PME. Quel que soit le véhicule législatif, l'important est de poursuivre les réformes comme l'a annoncé le Premier ministre», a déclaré l'entourage de M. Macron, interrogé par l'AFP.

Quelques heures plus tôt, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll avait annoncé à l'issue du conseil des ministres que le gouvernement ne prévoyait pas de «nouvelle loi» et, «si elle devait arriver, c'est le Premier ministre qui l'annoncerait».

Lundi pourtant, le jeune ministre de l'Economie avait annoncé devant plusieurs journalistes une nouvelle loi pour l'été afin d'«accélérer la reprise qui est en cours».

Interrogé sur une «loi Macron 2», il avait estimé qu'il fallait «lancer des réformes d'ici l'été qui permettent de continuer à la fois le déverrouillage de l'économie française et d'accélérer la reprise qui est en cours».

Il avait avancé la piste de «simplifications juridiques et réglementaires» pour les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME), celle de l'utilisation du numérique comme «levier d'innovation et de montée en gamme» des secteurs traditionnels et des «mesures de relance de l'investissement privé».

Deux jours plus tard, M. Le Foll a précisé que le gouvernement avait l'intention d'utiliser les «véhicules législatifs» déjà annoncés (projet de loi Macron sur la croissance, projet de loi Rebsamen sur la modernisation du dialogue social, etc.) pour faire adopter d'éventuelles nouvelles mesures.

Le calendrier parlementaire est «de toute façon extrêmement chargé», a-t-il insisté.

Des mesures de soutien à l'investissement et à la «valorisation du travail» doivent être présentées mercredi prochain par Manuel Valls à l'issue d'un Conseil des ministres extraordinaire, a annoncé M. Le Foll.