Impôts locaux: Les tops et les flops des départements en 2013

ECONOMIE Le site internet de Home'n'go a publié ce jeudi la carte des impôts locaux en 2013…

Claire Planchard
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Illustration sur les impôts locaux.
Illustration sur les impôts locaux. — JAUBERT/SIPA

Qui paie le plus, qui paie le moins et qui a vu sa note flamber le plus? La carte des taxes d’habitation et taxes foncière 2013 par région publiée jeudi par Home’n Go a donné un nouvel aperçu des inégalités en matières de fiscalité locale en France.

Le département de l'Aude en tête

Selon les relevés de ce site fondé en 2011 par d'anciens élèves d'HEC et qui se présente comme «spécialiste des données publiques au service de la recherche immobilière», l'Aude affichait en 2013 le plus fort taux d'imposition locale de France avec une moyenne de 87,7% de taux d'imposition cumulé*, devant la Guadeloupe (81,6%) et le Gers (79,3%).

A l'autre bout de l'échelle, les Hauts-de-Seine (41,4%), les Yvelines (35,7%) et Paris (26,9%) ferment la marche.

>> Taxe foncière: Quelle hausse dans votre ville et votre département entre 2008 et 2013?

Plus forte hausse à Paris depuis dix ans

Si fiscalement, le sort des Parisiens reste le plus enviable, les habitants de la capitale ont dû faire face à la plus forte hausse de leurs impôts locaux au cours des dix dernières années : de 2004 à 2013, la hausse observée à Paris atteint +66,5%, devant la Meurthe-et-Moselle (+64,5%) et la Haute-Loire (+61,9%).

A l'inverse, la progression des impôts locaux a été plus modérée dans l'Orne (+30,8%), en Guyane (+30,4%) et dans l'Indre (+28,8%).

Flambée de la taxe d'habitation dans la Nièvre

En matière de taxe d'habitation, acquittée par tous les occupants de logements, le Nord affichait en 2013 le taux moyen le plus élevé (29,2%), et la Lozère le plus faible (12,8%). La plus forte hausse a été constatée dans la Nièvre (+53,6%), la plus contenue dans l'Aisne (+13%).

Pour la taxe sur le foncier bâti, payée par les propriétaires, l'Aude caracole en tête avec un taux moyen de 60,3%, quand Paris arrive bon dernier avec 13,5%. La capitale a cependant enregistré une hausse record (+98,8%), très loin devant la Guyane (+30,1%).

*Ces taux - non corrigés de l'inflation - englobent la taxe d'habitation, perçue par les seules communes (et intercommunalités) depuis 2011, et la taxe sur le foncier bâti, dont les départements perçoivent une fraction minoritaire. Ces taxes sont calculées sur la base de la valeur locative cadastrale, correspondant au loyer théorique annuel d'un bien immobilier, dont sont déduits divers abattements.