La Bourse d'Athènes, inquiète d'un clash avec l'UE, termine en baisse de 4,13%

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La Bourse d'Athènes le 28 janvier 2015
La Bourse d'Athènes le 28 janvier 2015 — Angelos Tzortzinis AFP

La Bourse d'Athènes a terminé mercredi dans le rouge à -4,13% sur fond de tensions accrues avec les créanciers de la Grèce avant le sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles.

Après avoir ouvert avec des pertes de plus de 1%, l'indice de la Bourse d'Athènes (Athex) a commencé à dégringoler en milieu de journée. Vers 10H00 GMT, l'Athex perdait 4,16% avant de terminer à 4,13%, à 737,96 points.

Les banques ont perdu 8,26% tandis que le taux d'obligation grecque à dix ans s'est envolé à 11,185%.

Les marchés reflètent les incertitudes nées de différentes déclarations de dirigeants européens depuis mardi, de nature à jeter le doute sur l'issue des discussions entre la Grèce et le reste de l'UE.

Les deux parties cherchent à trouver un terrain d'entente afin de mettre en œuvre l'accord passé le 20 février sur la prolongation de l'aide financière au pays en échange de réformes.

Lors d'une conférence de presse mercredi, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a réitéré qu'il était «inquiet» à propos de la Grèce et qu'il «n'était pas satisfait des progrès réalisés au cours des derniers jours».

A Berlin, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a indiqué que «le temps était compté» pour la Grèce.

Mardi soir, le patron de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a fait valoir, sur une radio néerlandaise, «qu'un pays qui a des problèmes n'a pas forcément à sortir de l'euro».

«Rappelez-vous le cas de Chypre», a-t-il lancé. En mars 2013, l'île avait dû mettre en place du jour au lendemain un sévère contrôle des capitaux pour empêcher leur fuite du pays. «Toutes sortes de scénarios sont imaginables», a ajouté M. Dijsselbloem.