Hollande annonce «une troisième levée» de fonds pour le «grand emprunt»

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François Hollande le 12 mars 2015 en visite à l'entreprise Serge Ferrari à Saint-Jean-de-Soudain
François Hollande le 12 mars 2015 en visite à l'entreprise Serge Ferrari à Saint-Jean-de-Soudain — Alain Jocard Pool

François Hollande a annoncé jeudi «une troisième levée» de fonds pour le «grand emprunt» afin de «favoriser l'investissement dans notre pays», lors d'une visite d'entreprise en Isère.

«J'annonce ici qu'il y aura une troisième levée de grand emprunt pour que nous puissions avoir cette capacité de poursuivre, au-delà de 2017, ce que nous avons déjà engagé depuis plusieurs années», a déclaré le chef de l'Etat.

«Nous n'avons pas encore fixé l'enveloppe -faut-il que nous ayons déjà consommé toutes celles qui ont été d'ores et déjà dégagées- mais nous ferons avec M. Schweitzer (Louis Schweitzer, le Commissaire général à l'investissement, NDLR) l'évaluation», a-t-il précisé.

«Nous avons fait déjà deux levées de grands emprunts qui ont permis de créer le PIA, le programme d'investissements d'avenir», a également rappelé le chef de l'Etat.

«A l'horizon de 2017, il n'y aura plus de ressources suffisantes donc nous lèverons une fois encore (...) de nouveaux fonds pour apporter aux entreprises françaises qui sont dans l'innovation, l'exportation et la transition énergétique, les moyens de pouvoir assurer leur développement et donc de créer de l'emploi», a-t-il enchaîné.

Louis Schweitzer avait plaidé le 9 mars pour lancer un troisième «Programme d'investissements d'avenir» (PIA), en vantant les résultats des deux précédents, dotés au total de 47 milliards d'euros.

Le principe du PIA, financé notamment par un grand emprunt, avait été lancé en 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, puis repris par la gauche. Son idée est de promouvoir «l'excellence» en France, que ce soit en finançant des projets de recherche ou en apportant du capital à des start-up.

Une commission présidée par les anciens Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard avait identifié six axes stratégiques majeurs: enseignement supérieur et formation, recherche, modernisation industrielle, développement durable, économie numérique, santé et biotechnologies.