La Bourse de Paris reprend son souffle face à des indicateurs en demi-teinte

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Le Palais Brongniart, ancienne Bourse de Paris
Le Palais Brongniart, ancienne Bourse de Paris — Fred Dufour AFP

La Bourse de Paris a terminé en légère baisse jeudi (-0,21%), le CAC 40 ne parvenant pas à monter durablement au-dessus des 5.000 points face à des indicateurs mitigés et se consolidant après des gains importants.

L'indice CAC 40 a cédé 10,42 points à 4.987,33 points, dans un volume d'échanges de 3,6 milliards d'euros. La veille, l'indice avait gagné 2,37%.

La cote parisienne a oscillé autour de l'équilibre la majeure partie de la séance, parvenant quand même à dépasser brièvement en début de journée le seuil symbolique des 5.000 points. Après l'ouverture de Wall Street, en légère hausse, la Bourse de Paris s'est un peu repliée.

La séance a été «essentiellement consacrée à la consolidation après la forte journée de gains» enregistrée mercredi, remarque Pierre Martin de Saxo Banque en notant que cette stabilisation a été aidée «par la légère reprise de l'euro».

La chute de la monnaie unique ces derniers jours, dans le sillage du lancement par la Banque centrale européenne d'un vaste programme de rachat d'actifs, «avait permis aux marchés européens de reprendre énormément de terrain quand le marché américain était plutôt à l'équilibre», explique M. Martin. «Aujourd'hui, c'est l'inverse.»

Après être brièvement tombé sous le seuil des 1,05 dollar pour la première fois depuis janvier 2003, la monnaie unique européenne a repris un peu de force face au billet vert jeudi. De quoi rassurer les entreprises américaines exportatrices pâtissant depuis plusieurs mois de la vigueur du dollar.

Mais la prudence reste de mise car si le billet vert baisse légèrement, «c'est pour mieux rebondir et aller finalement chercher la parité face à l'euro», avance John Plassard de Mirabaud Securities. «Aujourd'hui ou dans un mois, il est écrit que nous irons chercher ce niveau symbolique. La réunion de la Réserve fédérale (Fed) la semaine prochaine pourrait d'ailleurs être le facteur déclencheur.»

Jeudi les investisseurs sont d'autant plus restés sur la réserve que les statistiques du jour étaient mitigées.

En France, les prix à la consommation en février ont affiché une nouvelle baisse (-0,3%) tandis qu'en Allemagne l'inflation est repartie très légèrement à la hausse en février.

Dans l'ensemble de la zone euro, la production industrielle a reculé de 0,1% en janvier, une déception pour les analystes.

Outre-atlantique les indicateurs se sont révélés tout aussi contrastées.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont certes baissé plus nettement que prévu (-11% sur une semaine) et les prix des produits importés ont connu un rebond en février. Mais, à la surprise des analystes, les ventes de détail ont reculé en février pour le troisième mois consécutif.

Du côté des valeurs, Iliad, la maison-mère de Free, a clôturé en baisse (-3,07% à 211,65 euros) malgré un bénéfice net en hausse de 4,9% à 278,4 millions d'euros l'an passé. Les autres valeurs du secteur ont reculé, à l'image de Bouygues (-2,43% à 36,47 euros), Orange (-1,31% à 15,50 euros) et Numericable-SFR (-1,33% à 54,00 euros).

Lagardère a perdu 2,74% à 25,42 euros. Le groupe a dégagé un bénéfice net part du groupe de 41 millions d'euros en 2014, contre 1,3 milliard un an plus tôt.

Lafarge s'est apprécié de 1,16% à 64,54 euros. Avec son concurrent suisse Holcim, ils étudient «une révision éventuelle» de l'accord de fusion entre les deux groupes qui doit donner naissance au leader mondial du ciment.

Euronext (Cac 40)