Avec la concurrence des autocars, la SNCF s’attend à perdre 200 millions d’euros

TRANSPORTS La loi Macron devrait permettre le développement des lignes d’autocar…

Vincent Vantighem

— 

Trois allers-retours sont prévus par jour depuis l'aéroport de Nice.
Trois allers-retours sont prévus par jour depuis l'aéroport de Nice. — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

La SNCF pourrait subir une perte de chiffre d'affaires allant jusqu'à 200 millions d'euros du fait de la nouvelle concurrence des autocars rendue possible par la loi Macron, a indiqué mercredi la directrice générale de Voyages SNCF.

Ce que la loi Macron va changer aux transports

L'arrivée des autocars «va venir perturber l'équilibre en place, et ça viendra prendre du chiffre d'affaires à tous les acteurs en place aujourd'hui», a expliqué Rachel Picard, lors d'une conférence de presse.

La SNCF ne va pas rester les «bras croisés»

Elle était interrogée sur un article publié la veille par La Tribune et évoquant une perte anticipée de chiffre d'affaires annuel de 150 millions d'euros pour le TGV et de 50 millions pour les trains intercités du fait de la concurrence à venir des autocars, selon une étude interne.

Rachel Picard a de son côté estimé «entre 100 et 200 millions d'euros de perte de chiffre d'affaires» pour le train. «Ça dépend à quel horizon», a-t-elle toutefois souligné en promettant que la SNCF n'allait pas rester «les bras croisés».

Le bus, un gros marché pour demain

«Évidemment, on a une stratégie de riposte sur le train», a-t-elle indiqué en refusant d'entrer dans les détails. Elle a néanmoins remarqué que l'offre à bas coût Ouigo était d'ores et déjà capable de rivaliser avec l'autocar en terme de prix.

Ouigo à la conquête de l'Ouest

Face à la concurrence annoncée dans la foulée de la loi Macron, en cours de discussion au Parlement, laSNCF prévoit aussi d'étoffer son offre de transports en autocar IdBus, lancé en 2012. «Le marché du bus demain sera un gros marché, à un moment donné il faut savoir investir», a souligné Rachel Picard, sans là non plus dévoiler ses cartes.