Les salariés d’Airbus poursuivent la grève à Nantes et St-Nazaire

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Les salariés d'Airbus Saint-Nazaire ont décidé vendredi matin lors d'une assemblée générale la poursuite de leur grève contre l'avis des syndicats, tandis que Nantes avait voté dans le même sens un peu plus tôt.
Les salariés d'Airbus Saint-Nazaire ont décidé vendredi matin lors d'une assemblée générale la poursuite de leur grève contre l'avis des syndicats, tandis que Nantes avait voté dans le même sens un peu plus tôt. — Frank Perry AFP

Ils résistent. Les salariés d'Airbus à Nantes et Saint-Nazaire ont décidé vendredi matin de poursuivre leur grève et ce, contre l'avis des syndicats. Appelant à la reprise du travail, Yvonnick Dréno (FO, majoritaire), leur a rappelé que la direction ne poursuivrait pas les négociations «tant qu'il n'y a pas une situation sereine dans les établissements de l'Ouest». Les «avancées» obtenues jeudi à Toulouse (une augmentation des salaires de 2,5% et une prime de 500 euros), ne sont qu'une «ouverture des négociations», a-t-il affirmé.

Rassemblement prévu


Mais les salariés, en grève spontanée depuis une semaine pour réclamer des primes équivalentes à celles de 2006, ont préféré à une large majorité continuer leur mouvement. Seule la CGT les soutient, la plupart des autres syndicats ayant appelé, comme FO, à la fin de la grève.

«Nous avons demandé un geste fort, est-ce que les propositions de la direction vous satisfont?», a interrogé Yvonnick Guiheneuf, porte-parole de la coordination des salariés. «Non», ont répondu en choeur sans hésitation la majorité des salariés réunis devant l'un des deux sites nazairien d'Airbus, à Gron.

Les salariés doivent se rassembler à nouveau mercredi devant les sites de Nantes (2.000 salariés) et Saint-Nazaire (2.400 salariés) pour envisager la poursuite du mouvement qui paralyse la production, notamment à Saint-Nazaire.

Production paralysée
 
Le personnel des trois sites Airbus de Loire-Atlantique se sont mis en grève spontanément le 27 avril après l'annonce par la direction que chaque salarié recevrait une prime de 2 à 10 euros en 2007, contre 1.200 à 1.800 euros en 2006. Cette annonce est intervenue peu après des révélations sur le versement d'une prime de départ de 8,4 millions d'euros à Noël Forgeard, ancien patron d'Airbus et président exécutif d'EADS (maison mère d'Airbus), après son éviction en juillet 2006.