La Bourse de Paris maintient sa forte progression après Wall Street

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Gros plan sur la façade du Palais Brongniart, l'ex-Bourse de Paris, en 2013
Gros plan sur la façade du Palais Brongniart, l'ex-Bourse de Paris, en 2013 — Thomas Coex AFP

La Bourse de Paris maintenait sa vive marche en avant mercredi après-midi (+1,79,%), dans un marché soutenu par l'action de la Banque centrale européenne et des propos de son président.

A 15H05 (14H05 GMT), l'indice CAC 40 prenait 87,20 points à 4.969,15 points après avoir pris brièvement 2% à la mi-journée, dans un volume d'échanges de 2,1 milliards d'euros. La veille, il avait reculé nettement de 1,12%.

La cote parisienne était en forte progression depuis l'ouverture, une direction qu'elle a maintenu après les premiers pas, en légère hausse, de la Bourse de New York.

Comme le reste des indices européens, le CAC 40 est «dopé» par «les propos brefs mais précis et constructifs de Mario Draghi», le président de la BCE, estime John Plassard de Mirabaud.

Lors d'un colloque bancaire à Francfort, M. Draghi a assuré que les rachats massifs de dettes lancés lundi par la Banque centrale européenne (BCE) n'allaient pas freiner la poursuite des réformes structurelles en zone euro et pourraient même prévenir une contagion en cas de crise.

Ce programme de rachat de dettes publiques, basé sur le modèle de la Banque d'Angleterre ou de la Réserve fédérale américaine, a bien démarré lundi, avec 3,2 milliards d'euros de titres acquis au premier jour de l'opération, a indiqué Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE.

Dans ce contexte, on constate une «accélération baissière de l'euro par rapport au dollar», souligne Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse. Les investisseurs jouent «cette thématique de la baisse de l'euro qui pourrait favoriser les entreprises exportatrices».

Les valeurs de la cote exposées au dollar bénéficient également de ce contexte, indique Xavier de Villepion, un vendeur d'action chez HPC.

A cela s'ajoute «un baril de pétrole qui a beaucoup de mal à tenir», ce qui constitue «un énorme ballon d'oxygène pour l'Europe», poursuit le spécialiste.

Le marché mettait temporairement de côté ses inquiétudes sur la Grèce, qui a entamé des discussions techniques à Bruxelles avec ses créanciers.

Côté indicateurs, en France, l'économie a détruit 74.000 postes (-0,5%) en 2014 dans le secteur marchand, malgré une stabilisation au 4e trimestre grâce à l'intérim, selon des données définitives moins bonnes que prévu.

Du côté des valeurs, Airbus (+3,07% à 60,69 euros), Safran (+2,03% à 67,42 euros) et Essilor (+1,96% à 106,75 euros) profitaient de la hausse du dollar.

Areva (-0,19% 8,85 euros) ne réagissait pas à l'annonce de la suppression de 1.500 postes en Allemagne entre 2015 et 2017.

JCDecaux perdait 5,68% à 31,99 euros après l'annonce de la vente d'une partie de ses actions par la holding familiale JCDecaux. Il se rapprochait ainsi mécaniquement du prix auquel il a proposé ses titres.

De son côté, BioMérieux cédait 2,86% à 93,45 euros après avoir publié pour la troisième année consécutive une baisse de son bénéfice net.

Adocia reculait de 2,61% à 58,85 euros après avoir enregistré une perte nette de 20,7 millions d'euros l'an passé.

Séché Environnement prenait 4,84% à 29,47 euros après avoir annoncé vouloir se lancer dans le traitement des déchets faiblement radioactifs et la création d'une nouvelle branche dédiée à cette activité, baptisée «Séché Energies».

Haulotte Group gagnait 7,19% à 15,36 euros après avoir multiplié par trois son bénéfice net en 2014.

Rémy Cointreau (+4,63% à 68,67 euros) bénéficiait d'un relèvement de recommandation à «acheter» contre «neutre» auparavant par Goldman Sachs.

Dassault Aviation, qui a dévoilé un bénéfice net en baisse en 2014 en raison du recul des livraisons de jets d'affaires Falcon, perdait 1,67% à 1.239,00 euros.

Euronext (CAC 40)