SNCF, Gaz, hôtellerie, pièces détachées: Ce qui change à partir du 1er mars

PRATIQUE «20 Minutes» fait le point sur les changements tarifaires et réglementaires qui entrent en vigueur au mois de mars…

C.P.

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Un contrôleur de la SNCF ici en gare de Rennes.
Un contrôleur de la SNCF ici en gare de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La fraude coûtera plus cher dans les trains SNCF

A partir de dimanche, monter dans un train sans billet vous coûtera 50 euros, contre 25 à 35 euros auparavant. Et mieux vaudra pouvoir s’en acquitter tout de suite, sinon la facture pourra être majorée jusqu'à 375 euros. Et les frais de dossier seront eux aussi plus chers: 100 euros (pour un parcours supérieur à 150km) au lieu de 55 euros. Le délai de recouvrement des procès-verbaux est allongé de deux à quatre mois, tandis qu'un droit de communication a été ouvert par le ministère de l'Intérieur, donnant accès à ses fichiers pour la SNCF, afin de permettre l'identification des fraudeurs.

Les nuits d’hôtel plus fortement taxées à Paris

Le 12 février, le Conseil de Paris a approuvé un relèvement des montants de la taxe de séjour dans les hôtels de la capitale. A partir du 1er mars, cette taxe s’élèvera ainsi à 3 et 4 euros respectivement pour les hôtels les 5 étoiles et les palaces (au lieu de 1,50 euro), à 2,25 euros pour les 4 étoiles (au lieu de 1,50 euro), à 1,50 euro celle des 3 étoiles (au lieu de 1 euro), à 90 centimes pour des 2 étoiles (au lieu de 78 centimes). Le texte prévoit également de passer d’une taxe «forfaitaire», calculée en fonction de la capacité et de la catégorie de l’hôtel, à une taxe au «réel», dépendant de l’occupation effective des chambres. La perception de cette taxe englobera désormais les meublés et les chambres d’hôtes et donc les sites de location en ligne, du type Airbnb.

Les tarifs réglementés du gaz en forte baisse

Les tarifs réglementés, appliqués par GDF Suez à 7,4 millions de foyers français, diminueront en moyenne de 3,46% (hors taxes) le 1er mars. Pour les foyers se chauffant au gaz, la baisse sera de 3,5%. Elle sera de 1,2% pour ceux qui n'utilisent le gaz que pour la cuisson, et de 2,2% pour ceux qui en font un double usage cuisson et eau chaude. Cette évolution «résulte de la baisse des coûts d'approvisionnement du fournisseur (...) et s'inscrit dans un contexte de baisse généralisée des prix du gaz en Europe au mois de janvier qui s'explique par un bon niveau d'approvisionnement sur les marchés, par le fort recul des prix du gaz naturel liquéfié en Asie et par la baisse des prix du pétrole», a expliqué mi-février la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Une meilleure information sur la disponibilité des pièces détachées

Le volet «pièces détachées» de la loi Hamon sur la consommation entre en vigueur ce 1er mars. Résultat: les fabricants de  véhicules et produits hi-fi ou électroménagers devront porter à la connaissance du consommateur «la période pendant laquelle ou la date jusqu'à laquelle les pièces détachées indispensables à l'utilisation d'un bien sont disponibles». Une information qui devra figurer sur l’étiquette (physique ou sur le site de vente en ligne) mais aussi sur le  ticket de caisse, la garantie ou encore, la facture. Un document à conserver précieusement, parce que le fabricant du bien sera ensuite tenu de fournir la pièce demandée dans les deux mois maximum… sous peine d’une amende administrative de 3.000 euros maximum pour une personne physique et de 15.000 euros pour une personne morale. 

Cinq médicaments contre l’arthrose déremboursés

A partir du 1er mars, cinq médicaments anti-arthrosiques à base de glucosamine, prescrits en cas d’arthrose du genou légère à modérée, ne seront plus remboursés par l’assurance maladie.  Il s’agit de Dolenio (laboratoires Biocodex), Flexea (laboratoires Expanscience), Osaflexan (laboratoires Rottapharm Sarl), Structoflex (laboratoires Pierre Fabre médicament) et Voltaflex (laboratoire Novartis santé familiale). La Haute Autorité de santé a jugé insuffisante l'utilité de ces médicaments, utilisés en France par 1,5 million de personnes. Ils étaient jusque-là  pris en charge à hauteur de 15 % pour un coût total de 22 millions d’euros par pour l'Assurance maladie.