Grèce: Pour Moscovici, les discussions sur le financement du pays peuvent «aboutir»

ZONE EURO Les Etats européens et la Grèce sont réunis pour évoquer l'aide à Athènes...

N.Beu. avec AFP

— 

Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, le 5 février 2015 à Bruxelles
Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, le 5 février 2015 à Bruxelles — Emmanuel Dunand AFP

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a estimé que la zone euro et la Grèce pouvaient «aboutir» à un accord sur la suite à donner au programme de financement du pays, lors d'une réunion lundi qui s'annonce très difficile.

Il y aura «une discussion dont je sais qu'elle sera compliquée et que j'aborde avec la certitude qu'on peut aboutir», a déclaré Moscovici à son arrivée à la réunion des ministres des Finances de la zone euro. «Il faut aboutir, on peut aboutir. Quand on a la capacité et la volonté, on peut aboutir», a-t-il insisté, tout en excluant de travailler à un nouveau programme d'aide pour la Grèce.

La Grèce à court d'argent?

L'enjeu de cette réunion est de trouver comment la Grèce va se financer à court terme, alors que son programme d'aide prend fin le 28 février. Les Européens veulent une extension du plan d'aide en cours, pour garder la main sur les réformes, face au gouvernement grec qui veut en terminer avec le «mémorandum» actuel.

«Il y a un programme d'aide à la Grèce. C'est dans ce cadre-là que nous travaillons et que doivent porter nos discussions. Le programme existe», a expliqué Moscovici. «Je n'ai qu'un scénario, qu'une volonté: qu'on parvienne à trouver un bon accord pour ouvrir une nouvelle phase entre la Grèce et l'Union européenne. Tout autre scénario est spéculatif.»

Lundi matin, le ministre français, Michel Sapin, s'est lui aussi voulu optimiste. «L'objectif, c'est d'aboutir à un accord», a-t-il déclaré. Évoquant une possible sortie de la Grèce de la zone euro, il a estimé que «ce serait d'abord et avant tout un échec politique grave pour l'Europe». Faute d'un accord rapide, la Grèce, qui ne peut emprunter qu'au compte-gouttes et à des taux prohibitifs, risque de se retrouver à court d'argent, avec le risque d'une sortie de l'euro.