Pour Michel Sapin: Les «conditions sont réunies» pour «un redémarrage plus net de l'activité en 2015»

CROISSANCE Après l'annonce de l'Insee que la croissance a atteint 0,4% en 2014, le ministre espère une relance...

20 Minutes avec AFP

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Le ministre des Finances Michel Sapin à Istanbul le 9 février 2015.
Le ministre des Finances Michel Sapin à Istanbul le 9 février 2015. — AFP

Le ministre des Finances, Michel Sapin, a estimé vendredi que les conditions étaient «réunies pour permettre un redémarrage plus net de l'activité en 2015», après l'annonce par l'Insee d'une croissance du PIB de 0,4% en 2014.

Paris et Bruxelles tablent sur une croissance de 1%

«En 2014, la croissance aura été de 0,4%, comme nous l'avions prévu et annoncé dès la fin de l'été», a déclaré le ministre à quelques journalistes, ajoutant: «C'est évidemment encore trop faible mais les conditions sont réunies pour permettre un redémarrage plus net de l'activité en 2015». Fin 2014? le Président François Hollande avait tablé sur une croissance pour 2015 de 1%: «Fixer 1% de croissance en 2015 paraît réaliste». De son côté, Bruxelles prévoit une croissance de 1% et un déficit de 4,1% en 2015 pour la France.

Le ministre des Finances a estimé vendredi qu'à partir de 1% de croissance, «on recrée de l'emploi». Interrogé sur iTELE sur le fait que les économistes estimaient qu'il fallait 1,5% de croissance pour que l'économie commence à créer des emplois, Michel Sapin a répondu: «Les économistes se trompent comme tout le monde». «Ce n'est pas exact, je pense qu'à partir de 1% on recrée de l'emploi», a-t-il ajouté.

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Le ministre s'est félicité des «derniers signaux économiques» qu'il a jugé «encourageants» et de nature à «conforter notre prévision de croissance de 1% en 2015». Il a cité la dernière enquête trimestrielle de l'Insee, publiée le 5 février, montrant que les industriels commençaient à «revoir à la hausse leurs projets d'investissement». Les chefs d'entreprise interrogés dans cette enquête estiment que leurs investissements ont augmenté de 2% et ils prévoient de les faire progresser de 3% en 2015.