Droits rechargeables: Les syndicats vont renégocier l'accord pour venir en aide aux chômeurs lésés

SOCIAL Une réunion doit se tenir avant début mars...

C.B. avec AFP
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Le logo de Pôle Emploi, pendant un salon sur l'emploi, à Villeneuve-d'Asq, le 30 septembre 2014
Le logo de Pôle Emploi, pendant un salon sur l'emploi, à Villeneuve-d'Asq, le 30 septembre 2014 — Philippe Huguen AFP

Les syndicats et le patronat semblent bien décider à régler le problème. Depuis l’entrée en vigueur, le 1er octobre dernier, des droits rechargeables, certains chômeurs se retrouvent lésés.

Alors que ce nouveau système devrait améliorer la situation d’un million de demandeurs d’emploi, il complique la vie de certains d’entre eux. Notamment «des anciens étudiants, des ex-alternants, des femmes ou encore des intermittents du spectacle», qui vont toucher «en moyenne 720 euros par mois au lieu de 1.200 euros et ce, pendant 15 mois», notait en janvier l’Unédic

>>A lire également: Assurance chômage: Comment le nouveau système va pourrir la vie de milliers de demandeurs d'emploi
 

Pour corriger ces effets indésirables, syndicats et patronat se réuniront d'ici à début mars. «Le Medef a reconvoqué le groupe paritaire politique pour discuter d'un éventuel avenant à cette convention sur les droits rechargeables», a déclaré ce mardi Eric Aubin, négociateur de la CGT, lors d'une conférence de presse au siège de la centrale.

Cette «réunion de négociation» devait initialement avoir lieu le 24 février, mais la CGT a «demandé au Medef de reporter la réunion à début mars». «On attend la réponse», a indiqué Aubin. Bien que non-signataire de la convention, la CGT «sera bien entendu autour de la table» et «signera l'avenant s'il nous semble aller dans le bon sens».

30.000 à 500.000 personnes concernées

Avec les droits rechargeables, lorsqu'un salarié perd son emploi, il doit épuiser ses anciens droits à indemnisation, s'il lui en reste, avant d'obtenir ses nouveaux droits. Il est donc pénalisé temporairement si ses anciens droits sont inférieurs aux nouveaux. Ce problème concernerait 30.000 personnes par an selon l’Unédic. Un chiffre sous-évalué d’après la CGT, qui brandit une autre note de l'Unédic, parue en juin 2014, selon laquelle 500.000 demandeurs d'emploi seraient concernés. 

Quelle que soit la solution retenue, elle aura «forcément un coût supplémentaire pour l'assurance chômage et certains vont demander des économies ailleurs. Mais pour nous, il est hors de question que l'on accepte que ce soit financé par d'autres demandeurs d'emploi», a prévenu Eric Aubin. Mi-janvier, Jean-François Pilliard (Medef) avait prévenu que la solution retenue devrait «respecter les équilibres financiers» de la réglementation actuelle.