Bruxelles juge toujours insuffisants les efforts budgétaires de la France

ECONOMIE Le compte n'y est pas selon la Commission européenne...

20 Minutes avec AFP

— 

La Commission européenne a confirmé le scénario d'une croissance de 1% et d'un déficit public de 4,1% du PIB
La Commission européenne a confirmé le scénario d'une croissance de 1% et d'un déficit public de 4,1% du PIB — Siska Gremmelprez Belga

La France doit encore fournir des efforts pour réduire son déficit budgétaire car le compte n'y est pas, selon la Commission européenne, même si Paris va pouvoir compter cette année sur une légère embellie économique.

Le verdict de l'exécutif européen tombera le 27 février sur le budget de la France qui, comme l'Italie et la Belgique, a obtenu un délai pour améliorer ses finances publiques, sous peine de sanctions.

Mais la Commission estime actuellement l'effort de réduction du déficit français pour 2015 à seulement 0,3% du PIB en terme structurel, soit « significativement en-deçà de l'effort minimum » demandé par Bruxelles, qui est de 0,5%, a averti jeudi le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.

Cela signifie que « des mesures supplémentaires seront nécessaires pour combler cet écart », a ajouté celui qui était jusqu'à l'année dernière ministre des Finances du gouvernement français. Il y a « un effort à fournir », a-t-il exhorté, car c'est « autour de cela et des réformes structurelles qui restent à approfondir et développer dans le temps que nous allons continuer à discuter » avec les autorités françaises.

Consommation des ménages

De source française, on se montre toujours confiant sur la capacité de Paris à atteindre l'objectif de 0,5%.

Pierre Moscovici a relevé de « bonnes nouvelles pour l'économie française », avec une « croissance qui se redresse ». Selon les prévisions publiées jeudi par la Commission, la croissance française devrait atteindre 1% en 2015, soit une anticipation revue à la hausse par rapport à sa précédente estimation (0,7%) faite en novembre.

La nouvelle prévision est désormais conforme à celle de Bercy. La Commission a aussi revu à la hausse sa prévision de croissance pour 2016, à 1,8% contre 1,5% précédemment. Pour les deux années, la croissance française sera fondée sur un de ses leviers traditionnels: la consommation des ménages.