Sharp, dans le rouge, craint une perte nette annuelle de 30 milliards de yens

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Des écrans ultra plats 4K UHD Sharp présentés à Las Vegas le 5 janvier 2015
Des écrans ultra plats 4K UHD Sharp présentés à Las Vegas le 5 janvier 2015 — Robyn Beck AFP

Le pionnier japonais des écrans à cristaux liquides, Sharp, a annoncé mardi redouter une perte nette de 30 milliards de yens pour l'exercice 2014-2015, contre un gain équivalent auparavant espéré, après être retombé dans le rouge à l'issue des neuf premiers mois.

Sharp blâme la baisse des prix de vente des écrans qu'il produit pour les smartphones et tablettes ainsi que les achats médiocres de téléviseurs et de systèmes solaires.

Il indique aussi que la perte nette des trois premiers trimestres résulte en partie d'un enregistrement de charge exceptionnelle liée aux impôts.

La patron du groupe avait aussi récemment pointé du doigt les manques à gagner dus à la baisse du yen sur les produits électroménagers assemblés à l'étranger et importés dans l'archipel pour y être vendus.

Pour la période d'avril à décembre 2014, Sharp a affiché un résultat net négatif de 7,16 milliards de yens (51 millions d'euros), contre un bénéfice de 17,7 milliards un an auparavant, sur fond de recul de 3,1% de son chiffre d'affaires à 2.090,4 milliards de yens (14,9 milliards d'euros). Son profit d'exploitation a plongé de 37% à 51 milliards de yens.

Il escompte des ventes annuelles de 2.900 milliards de yens (prévision inchangée) et a divisé par deux son estimation de bénéfice d'exploitation à 50 milliards de yens.

Par ailleurs, Sharp a aussi annoncé mardi qu'il cédait à une filiale de Canada Solar sa participation dans la société américaine Recurrent Energy.

Sharp avait acquis ce concepteur de centrales solaires en 2010 pour 25 milliards de yens (180 millions d'euros au cours actuel), via sa filiale Sharp US Holding aux USA.

Sharp est depuis plusieurs années en train de revoir ses priorités afin de minimiser les risques. Il a déjà décidé récemment d'abandonner ses activités solaires en Europe où il travaillait en partenariat avec l'électricien italien Enel.