VIDEO. Manuel Valls se met au mandarin pour attirer les investisseurs chinois en France

ECONOMIE Le Premier ministre a achevé samedi matin à Shanghai sa visite en Chine avec un «bienvenue en France» en chinois…

Claire Planchard

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Manuel Valls à Shanghaï le 31 janvier 2015.
Manuel Valls à Shanghaï le 31 janvier 2015. — Johannes Eisele/AP/SIPA

Après le «Ich mag die Unternehmen» (j'aime les entreprises) déclamé en septembre à Berlin et le désormais célèbre «my governement is pro-business»  prononcé en octobre devant un parterre de financiers de la City de Londres, le Premier ministre français s’est essayé ce samedi matin à une déclaration d’amour en chinois : «Je le dis ici à Shanghai: Huanying lai Faguo» («bienvenue en France»), a déclaré Manuel Valls dans un discours prononcé devant les milieux d'affaires franco-chinois, ajoutant: «Je crois que le message est clair».

Sur le fond, le Premier ministre n'a pas craint la redite, martelant les messages répétés depuis son arrivée jeudi: «La France, plus que jamais, est désireuse d'accueillir les entreprises chinoises», qui sont les «bienvenues». Même si la France a des «défis lourds» à relever, elle est compétitive, a-t-il assuré.

«L'image selon laquelle nous ne réformons pas notre marché du travail, et qu'il est impossible de licencier en France, est fausse», a souligné Manuel Valls. «La protection de l'emploi est plus élevée en Allemagne qu'en France» et les 35 heures ne sont «qu'une durée de référence», a-t-il encore souligné.

Photo souvenir avec Bibendum

Arrivé dans la matinée depuis Pékin, le Premier ministre a commencé sa journée dans la capitale économique chinoise par l'inauguration officielle d'un centre de recherche et développement du géant français des pneumatiques Michelin. Il a eu droit à la photo souvenir avec un employé costumé en Bibendum, provoquant les rires de la salle.

Il y a rencontré des cadres d'entreprises françaises dans le pays, qui lui ont fait part de leurs doléances diverses, mais aussi des progrès, dans leurs relations avec l'administration chinoise.

Après son discours, le Premier ministre a rencontré à la mi-journée huit entrepreneurs chinois, dont le patron du repreneur du Club Med, Fosun, et le fondateur du site de commerce en ligne jd.com.

Au terme d'une entrevue avec le maire de Shanghai, Yang Xiong, il est allé se promener dans le quartier du Bund, emblématique de la mégalopole, déambulant avec Laurent Fabius sur les quais, face aux immenses gratte-ciel de Pudong, sur l'autre rive.

La promenade s'est poursuivie dans les locaux design de l'agence de communication française Fred&Farid, pour une discussion avec de jeunes entrepreneurs français.

Une plus grande «réciprocité» dans les relations commerciales

Même s'il faut encore «lever un certain nombre d'obstacles», «les choses bougent», a assuré Manuel Valls qui, jeudi, à son arrivée en Chine, avait demandé une plus grande «réciprocité» dans les relations commerciales entre l'Europe et la Chine.

Le Premier ministre s'est entretenu vendredi avec le président chinois Xi Jinping au Grand palais du peuple, place Tiananmen, où il avait été déjà reçu la veille par son homologue, Li Keqiang, avec lequel il a signé une douzaine d'accords, mais aucun de nature majeure.

Le Premier ministre devait reprendre l'avion pour Paris après s'être adressé à la communauté française de Shanghai.