Amazon: Le mastodonte du e-commerce renoue enfin avec les bénéfices

WEB Le site a dégagé un bénéfice net de 214 millions de dollars sur le dernier trimestre 2014...

20 Minutes avec agences

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Des employés dans un entrepôt d'Amazon à Chalon-sur-Saône, le 13 décembre 2012
Des employés dans un entrepôt d'Amazon à Chalon-sur-Saône, le 13 décembre 2012 — Philippe Merle AFP

Le distributeur en ligne américain Amazon a mis un terme en fin d'année à deux trimestres consécutifs de pertes, dégageant en effet un bénéfice net de 214 millions de dollars. Le mastodonte américain se paie même le luxe de dépasser nettement les prévisions les plus optimistes des analystes, avec un bénéfice par action ajusté, référence à Wall Street, de 45 cents (contre 17 cents espérés).

Au total, le chiffre d'affaires du groupe lors des trois derniers mois de 2014 intégrant les fêtes de fin d'année a même bondi de 15% sur un an à 29,33 milliards de dollars. Sur l'année, la progression est de 20% à 88,99 milliards. 

Un boom des abonnements à son service payant

C'est un soulagement pour les investisseurs qui commençaient à perdre patience, alors que la boulimie d'investissements du PDG Jeff Bezos commençait à plomber la rentabilité du groupe. L'action s'envolait de 13,51% à 42,13 dollars dans les échanges électroniques suivant la clôture de séance, en dépit d'une perte nette annuelle de 241 millions de dollars. 

Cette solide performance repose sur un fort engouement aussi bien à l'international qu'aux Etats-Unis pour son service payant Prime -99 dollars à l'année-, qui donne accès à un catalogue croissant de contenus numériques en ligne et à des livraisons gratuites. L'an dernier, les abonnements ont ainsi bondi de 53% à l'international et de 50% aux Etats-Unis. 

La Chine dans le viseur

Créé en 1995 à Seattle, Amazon est passé de simple libraire en ligne à géant présent jusqu'à Hollywood via la production de séries télés. Mulipliant les projets, le géant américain reste sourd à ceux qui lui demandent de faire une pause dans ses investissements tous azimuts et n'entend pas renoncer à la Chine, marché dominé par son grand rival Alibaba.