VIDEO. La Grèce veut un «New Deal paneuropéen» pour aider à la reprise après la victoire de Syriza

EUROPE Mais le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras veut éviter un duel entre Grèce et Europe...

20 Minutes avec AFP

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Le nouveau ministre de l'Economie Yanis Varoufakis à Athènes le 28 janvier 2014.
Le nouveau ministre de l'Economie Yanis Varoufakis à Athènes le 28 janvier 2014. — AFP

La Grèce souhaite un «"New Deal" paneuropéen» pour aider l'Europe «à la reprise», a indiqué mercredi le nouveau ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, dans un discours ostensiblement apaisant vis-à-vis des partenaires européens du pays.

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Négociations avec les créanciers

Le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras, chef de la gauche radicale Syriza qui a emporté les législatives dimanche, souhaite «un "New Deal" paneuropéen pour la reprise», a indiqué Yanis Varoufakis lors de la passation de pouvoirs avec Guikas Hardouvelis, son prédécesseur au sein de la coalition droite-socialiste battue à ces élections. Tout en promettant «un train de vie sobre», le nouveau ministre a réaffirmé que son pays allait «tourner la page de la politique d'austérité», et qu'il était prêt à négocier avec les créanciers, UE et FMI, sur ce sujet.

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«Nous ne voulons pas de duels» entre la Grèce et l'Europe

«Nous ne voulons pas de duels» entre la Grèce et l'Europe, «ni de menaces ou de suspense sur celui qui va céder le premier», a-t-il ajouté à l'adresse de ceux, «notamment la presse étrangère, qui parient sur une bataille entre la Grèce et l'UE». «Nous voulons une nouvelle relation de confiance et de sincérité», a-t-il insisté. «L'Europe a prouvé qu'elle peut trouver des solutions et éviter des ultimatums», a-t-il ajouté, soulignant «l'excellent climat» dans lequel s'était déroulé son premier contact téléphonique avec le chef de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.

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Yanis Varoufakis, 53 ans, un économiste qui depuis l'éclatement de la crise de la dette n'a cessé de critiquer la logique du programme d'aide de l'UE et du FMI à son pays, a réitéré qu'il fallait «tourner la page de l'erreur commise lors de l'imposition de ce plan en 2010». Elaboré pour éviter la faillite de la Grèce et l'écroulement de l'euro, ce programme associait des prêts de 240 milliards d'euros en échange d'une politique d'austérité drastique, qui a plongé le pays dans une récession profonde et entraîné l'explosion du chômage.

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