Services publics: des économies possibles pour la majorité des usagers

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Des employés de la SNCF tiennent un guichet mobile de renseignement le 19 juin 2014 près des quais à la gare d'Austerlitz à Paris
Des employés de la SNCF tiennent un guichet mobile de renseignement le 19 juin 2014 près des quais à la gare d'Austerlitz à Paris — Stephane de Sakutin AFP

La majorité des usagers des services publics pensent qu'il serait possible de faire des économies sans nuire à la qualité, sauf dans l'éducation nationale et encore moins dans la police, selon un baromètre TNS Sofres publié mardi.

D'après l'étude, réalisée pour l'Institut Paul-Delouvrier, en moyenne 59% des usagers estiment que des marges de manœuvre budgétaires existent dans les différents services publics. C'est spécialement vrai en ce qui concerne les services fiscaux (78%), la sécurité sociale (76%) ou l'environnement (71%). Mais ça l'est aussi pour l'emploi (65%), le logement (55%), la justice (53%) et la santé publique (51%).

Les deux seuls secteurs où moins de la moitié des personnes interrogées estiment que des économies peuvent être faites sans dommage sont l'éducation nationale (47%) et la police (33%).

Pour réduire les dépenses publiques, les usagers citent d'abord le fait d'améliorer l'efficacité des services publics (61%), devant l'idée de diminuer le montant de certaines aides sociales (54%), réduire les dépenses d'équipement (41%), supprimer certains services fournis par l’État (37%) ou utiliser plus internet (35%). Parmi les autres pistes, seuls 2% évoquent l'idée de diminuer le nombre de salariés de la fonction publique.

Une grande majorité des personnes interrogées (65%) seraient aussi pour diminuer le niveau des impôts et prélèvements quitte à réduire les prestations fournies par les services publics.

Parmi les domaines d'intervention de l’État sur lesquels les pouvoirs publics devraient axer leurs efforts, l'emploi et la lutte contre le chômage arrivent largement en tête (cités par 60% des personnes interrogées dans les trois premières priorités), devant l'éducation (40%) et la santé publique (38%), une constante depuis dix ans.

L'enquête, effectuée chaque année depuis 2004, montre aussi que l'opinion générale des Français à l'égard des services publics s'est dégradée en 10 ans (passant de 47% d'opinion positive à 39% en moyenne), la plus forte baisse concernant l'environnement (-17%). Seule la police (+1 point) est dans le vert et caracole en tête avec 66% de bonnes opinions, tandis que l'emploi n'est qu'à 11%.

L'enquête a été réalisée par internet du 8 au 16 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 2.301 personnes, résidant en France de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.