La BCE va racheter plus de 1.100 milliards d'euros de dettes

ECONOMIE Pour stimuler l'économie de la zone euro, l'institution sort l'artillerie lourde...

20 Minutes avec AFP

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Mario Draghi, le président de la BCE, à Francfort le 6 novembre 2014 Lancer le diaporama
Mario Draghi, le président de la BCE, à Francfort le 6 novembre 2014 — Daniel Roland AFP

Déterminée à contrer le risque de déflation et à stimuler l'économie de la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé ce jeudi qu'elle va racheter 60 milliards d'euros par mois de dette publique et privée jusqu'en septembre 2016, soit au final plus de 1.100 milliards d'euros. Elle va démarrer ses rachats de dette à partir de mars 2015.

Conséquence immédiate: l'euro est reparti à la baisse face au dollar juste après l'annonce passant de 1,1620 à 1,1513 dollar.

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Le rachat massif de dette publique est la version moderne de la planche à billets, et l'arme ultime d'une banque centrale pour relancer l'économie. Un tel programme d'«assouplissement quantitatif» est souvent désigné par son acronyme anglo-saxon «QE».

Déjà utilisé par la Banque centrale du Japon et la FED américaine, il consiste à injecter des liquidités pour peser sur les taux d'intérêt, afin de relancer l'activité économique et de faire remonter les prix.

Merkel ne veut pas «dévier du chemin des réformes»

Avant même d'être officialisée par le patron de la BCE Mario Draghi, la décision de rachat de dettes publiques, très attendue, a fait réagir Angela Merkel. Depuis le forum économique mondial de Davos, la chancelière allemande a souhaité que les initiatives de la BCE ne fassent pas «dévier du chemin des réformes» les pays européens.