Un an après, Vivendi continue de liquider l’empire Messier

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Le 2 juillet 2002, Jean-Marie Messier démissionnait de la présidence de Vivendi Universal (VU). Hier, son successeur, Jean-René Fourtou, a célébré l’anniversaire à sa façon, devant son conseil d’administration : en préparant la vente des joyaux hollywoodiens de la multinationale. Ceux-là mêmes qui avaient permis à « J2M » de se rêver maître du monde. Le groupe a étudié les six offres de rachat de sa branche VU Entertainment, regroupant notamment les disques et les studios Universal. La vente pourrait avoir lieu dans les semaines prochaines. A son zénith, Messier défiait le leader AOL-Time Warner : « Nous venons de créer le numéro deux de la communication mondiale, mais pas pour longtemps. » Sa prédiction s’avérera juste, mais pas dans le sens espéré. Pour sortir du rouge, le groupe subit une spectaculaire cure d’amaigrissement. Ses activités historiques dans l’eau, ses maisons d’édition ? Vendues, ou en passe de l’être. Au total, VU espère ainsi engranger 7 milliards d’euros en 2003, puis 16 en 2004. Et veut priver son ancien PDG d’une revanche tardive, en contestant l’indemnité de départ de 20,5 millions d’euros à laquelle un tribunal new-yorkais vient de lui donner droit. F. K.